Le congrès du Parti communiste de Cuba s'ouvre vendredi pour quatre jours, Janette Habel politologue française spécialiste de l'Amérique latine est notre invitée du 6h20

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miami / Cuba © Radio France / Giv Anquetil

Le départ de Raul Castro, acté lors d'un congrès du parti communiste ce week-end, marque-t-il la fin du castrisme ? "C'est un vrai tournant, ce congrès est très important. Il ne marque pas pour le moment la fin du castrisme, mais il marque une véritable évolution dans la politique économique du sociale du pays", selon Janette Habel, politologue française spécialiste de l'Amérique latine. Miguel Dias Canel va succéder à Raul Castro, "une figure de l'appareil du parti communiste cubain, qui a fait consensus au sein de la direction (...). L'un des changements qu'il a apportés concerne Internet : le pays était très peu connecté jusqu'à il y a deux à trois ans, et c'est lui qui a impulsé le fait que ces connexions parviennent à la population". 

La population a-t-elle vraiment envie de changement ? "Le changement fait peur pour certaines catégories de la population : il introduit beaucoup d'inégalités sociales. Toutes les réformes économiques qui ont été inscrites dans la constitution de 2019 se traduisent pour les couches populaires par une détérioration, une baisse du pouvoir d'achat. Mais chez les jeunes, et dans le secteur privé qui se développe, il y a une aspiration au changement, qui est très désirée. La société cubaine est devenue beaucoup plus hétérogène qu'auparavant". 

Les invités
  • Janette HabelUniversitaire et politologue française, spécialiste de l'Amérique Latine
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