Frédéric Tissot, médecin et ancien consul général de France à Erbil, est l'invité de Mathilde Munos. Il dresse un "constat d'échec", après l'offensive menée en Syrie par la Turquie contre les Kurdes.

Une semaine après le début de l'intervention turque en Syrie, Frédéric Tissot constate que pour les Kurdes, le combat est perdu d'avance. "Ils ne résistent déjà plus. Ils s’en vont... Ils ont été obligés de demander l’appui du gouvernement de Bachar Al-Assad", déplore-t-il. 

"Les Kurdes ont un sentiment de trahison terrible", ajoute l'ancien consul général de France à Erbil. "Qui sommes-nous pour avoir abandonné nos propres alliés ?" Pour Frédéric Tissot, Paris aurait pu fournir aux Kurdes des missiles antiaériens ou des missiles antichars, afin de leur permettre de résister face aux forces turques. "Cela aurait changé un peu la donne", estime-t-il, avant de rappeler le lien particulier qui unit la France et les Kurdes, "une relation de confiance", selon lui. 

Frédéric Tissot ne cache pas son amertume : "Que fait notre gouvernement ? Que fait l’Europe ? Que font les États-Unis ? À qui profitent ces guerres ? Ça fait 40 ans que je fais de humanitaire, je vois continuellement des guerres qui recommencent, alors que nous avons des institutions internationales créées pour les arrêter"

  • Légende du visuel principal: Frédéric Tissot, ancien premier consul général de France à Erbil © Radio France /
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  • Frédéric TissotAncien Consul général de France au Kurdistan d'Irak, chargé d'enseignement à Science-po Paris
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