Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, est l’invité de Mathilde Munos.

"Depuis un an, on est passé du stade d'information à des réunions de concertations" explique le président de la Fédération des médecins de France, qui détaille ses inquiétudes : "On a toujours aucune projection sur ce qui va réellement se passer, on va payer 20% de cotisations en moins, mais on aura aussi 38% de pension en moins (...) Les infirmières vont voir leurs cotisations augmenter alors qu'elles ont 900 euros de retraite". 

Autre sujet d'inquiétude pour la profession : "Nos cotisations vont être versées à l'Ursaff avec qui on ne peut jamais discuter. On nous pique la cagnotte d'anticipation de 7 milliards d'euros, on a aucune projection , on va perdre notre indépendance et nos cotisations vont être versées à l'Ursaff", soit des "signaux forts" selon Jean-Paul Hamon, qui provoquent la colère de la profession. Cette dernière, se défend-il aussi, n'est pas composées de nantis : "Des nantis qui se suicident deux fois et demi plus que la moyenne nationale, qui travaille 58 à 60h par semaine : il faut arrêter de taper sur les professions libérales." 

Les infirmiers mettent les mains là où vous n'oseriez pas regarder, y a de quoi défiler et être en colère   

la Fédération des médecins de France, avec sa mobilisation, veut "mettre fin à l'arrogance des gens qui nous gouvernement et qui touchent à une profession déjà touchée par la désertification : est-ce qu'il y a encore interêt pour les médecins à être conventionnés ? C'est clair : on ne veut pas de ce hold up sur notre réserve".

  • Légende du visuel principal: Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France © AFP / ludovic MARIN / AFP
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