Valentine Oberti et Gabrielle Deydier pour le documentaire "On achève bien les gros", diffusé jusqu'au 16 août sur Arte.

Obèse depuis l’adolescence, l’auteure Gabrielle Deydier revient sur son histoire dans "On achève bien les gros", documentaire diffusé sur Arte
Obèse depuis l’adolescence, l’auteure Gabrielle Deydier revient sur son histoire dans "On achève bien les gros", documentaire diffusé sur Arte © Radio France / Capture écran

Dans "On achève bien les gros" (documentaire signé de son nom, avec Valentine Oberti et Laurent Follea), Gabrielle Deydier dénonce avec finesse et sans pathos, les discriminations subies par les personnes obèses au quotidien. Un documentaire à voir d'urgence.

Gabrielle Deydier témoigne : "Les gens n'aiment pas les gros, ça les renvoie à des images de mort, de maladie, à ce qui les dégoûte. À partir de 4 ans on sait qu'on va être rejeté parce qu'on est gros (...) Je peux pas aller au théâtre, mais j'ai aussi 8 fois moins de chance qu'une femme qui n'est pas grosse de trouver un emploi."

Gabrielle Deydier déplore qu'il n'y ait pas de "fat studies", d'études sur le sujet en France, pas vraiment de matières."Une cabine de douche, ça peut paraitre simple, mais je ne peux pas rentrer dans n'importe laquelle", explique-t-elle.

"Si je pouvais cocher l'option 'pas grosse', je le ferai tout de suite. Mais aujourd'hui, j'ai décidé de ne plus me justifier"

Valentine Oberti, la réalisatrice (Mediapart, ex-chroniqueuse de Quotidien) estime que la grossophobie repose sur les ressorts de n'importe quelle discrimination : "J'ai trouvé son essai hyper percutant et j'ai trouvé que c'était un super personnage documentaire. C'est pas un film sur l'obésité mais sur les discriminations, la grossophobie, sujet universel." 

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