Confinement, un an après : Alain Milon, sénateur LR du Vaucluse et ancien président de la commission d'enquête Covid-19, est l'invité de Mathilde Munos.

Alain Milon
Alain Milon © AFP / Daniel Pier / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Le "quoi qu’il en coûte" a-t-il une date de péremption ? Le gouvernement se projette déjà vers la sortie de crise : le Premier ministre réunit ce mercredi après-midi une nouvelle conférence sociale pour discuter de l’allègement des mesures de soutien à l’économie. Cinq organisations syndicales et trois patronales vont y participer. 

Le 17 mars 2020, la France se confinait en espérant des jours meilleurs, mais un an après, l’épidémie de Covid est toujours là. Et les restrictions pour la freiner restent fortes. Alain Milon, médecin de formation, sénateur LR du Vaucluse, a présidé la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la crise. Aujourd'hui, il reconnait : "On est dépassé par le virus, ses variants. Par rapport à ce virus, qui tue autant que celui de la grippe espagnole, on a un sentiment d'impuissance". 

On est toujours dans une épidémie où ce virus continue de tuer, on est toujours dans une difficulté majeure, jusqu'à une vaccination massive de la population.

Sur la suspension de l'AstraZeneca  : "Ses complications sont infimes, par rapport à l'ensemble des 20 millions de personnes vaccinées. Il faudrait que les labos puissent nous livrer régulièrement, mais ce n'est pas parce que nous aurons vacciné une partie du monde dit développé, que nous serons à l'abri. Il faut aider tous les pays à vacciner leur population". 

Avancer à tout prix dans la vaccination

Alors que Jean Castex affirme que "le moment est venu pour envisager des dispositions pour la région francilienne", on sait qu’Emmanuel Macron veut tout faire pour éviter un reconfinement : "On sent qu'il y a une lassitude de la population. Un troisième confinement sera certainement nécessaire, mais face aux dangers sociétaux, économiques, d'isolement, ou psychiatriques, je comprends les hésitations du Président. Il faut à tout prix avancer dans la vaccination". 

"Le confinement généralisé dans les Alpes Maritimes a quand même permis de faire en sorte que le virus ne s'est pas étalé au Var, Bouches-du-Rhône, de manière aussi large que ce que l'on craignait. Il y a quand même beaucoup de mieux, les préfets, les directeurs d'ARS, les maires sont en permanence en train de communiquer avec les élus locaux". 

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