Gabriel Serville, député de Guyane, est l'invité de Mathilde Munos.

Pour lutter contre l'épidémie, des axes fermés et ouverts au compte-goutte, à Sainte Rose de Lima (Guyane)
Pour lutter contre l'épidémie, des axes fermés et ouverts au compte-goutte, à Sainte Rose de Lima (Guyane) © AFP / jody amiet

"Depuis le 1er février, j'avais averti le préfet afin de leur dire que si le virus arrivait en Guyane, avec sa configuration, il risquerait de faire beaucoup de dégâts" explique Gabriel Serville, qui a donné l'alerte sur ce territoire où beaucoup de gens vivent dans des conditions précaires, sans eau courante.

"Nous avons été totalement imprévoyants. J'avais le sentiment que tout le monde était dans son confort en disant : 'cela ne va pas arriver chez nous'" poursuit le député.

"Des réponses ont été faites disant que tout était sous contrôle, et, subitement, on a perdu le contrôle". 

"On avait dit qu'il fallait bloquer les arrivées à l'aéroport avec un contrôle drastique, cela n'a pas été fait (...) Aujourd'hui le gouvernement nous donne les moyens, mais ils arrivent beaucoup trop tard. La Guyane doit être dotée d'un véritable plan de lutte contre le Covid 19" réclame l'élu qui alerte sur "une économie déjà exsangue avant le coronavirus" : "On a été déconfiné trop tôt, et ce déconfinement n'a pas été préparé".

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