Après les premières annonces de Roselyne Bachelot sur la tenue des festivals cet été, quel avenir pour ces manifestations ? Rémi Perrier, créateur du festival Musilac, et Jérome Tréhorel, directeur du Festival des Vieilles Charrues, sont nos invités de 6h20.

La foule du festival des Vieilles Charrues, en 2019, à Carhaix
La foule du festival des Vieilles Charrues, en 2019, à Carhaix © AFP / Loïc Venance

"On a fait le pari de s'adapter, ça va être un défi énorme à relever", assure Jérôme Théhorel, directeur du festival des Vieilles Charrues, après une réunion jeudi avec Roselyne Bachelot qui a abouti à l'établissement d'un premier protocole sanitaire évoquant une jauge de 5 000 places assises en plein air pour les fesitvals de l'été. "_La première nouvelle, c'est que les festivals ne seront pas interdits. Mais ça ne va pas être simple, ce seront des formats complètement différent_s", explique-t-il. 

Pour Rémi Perrier, créateur du festival Musilac en Savoie, l'avenir est moins certain : "Je doute que le festival ait lieu, hélas. Mais je veux faire la démarche d'étudier quand même la possibilité de jouer en version dégradée – je n'aime pas ce mot, mais les mots ont un sens. J'ai envie d'essayer, mais j'ai peur de connaître le résultat à l'avance". Même s'il se félicite pour les festivals qui pourront avoir lieu, il ajoute ses craintes pour beaucoup d'autres événements :

"Certains festivals peuvent le faire, mais je pense que ce ne sera pas possible pour tout le monde. Je crains qu'hélas, ça produise une déflagration assez lourde"

"Je suis encore sous le choc des annonces d'hier", dit Rémi Perrier, "car même si la discussion avec la ministre était constructive, que je sais qu'elle fait tout ce qu'elle peut, mais je crains qu'une vague d'annulations se produisent".

Comment faire respecter la jauge de 5 000 personnes ? 

"Il faut inventer un format différent, c'est un nouveau projet", pour Jérôme Théhorel des Vieilles Charrues. "On a commencé à travailler pour voir comment ce format serait possible, combien il coûterait. C'est un nouvel exercice qu'on ne connait pas, mais on a envie de relever ce défi, pour faire vivre le territoire, amorcer cette reprise culturelle en provoquant la rencontre entre les artistes et le public, et en faisant travailler les prestataires, les fournisseurs, les intermittents", explique-t-il. 

Quid des artistes ?

"Les artistes vont être amenés à se poser des questions et revoir leur modèle de tournée, leur format de tournée. Les programmateurs vont travailler à partir d'aujourd'hui pour savoir qui sera sur la route cet été", selon Jérôme Théhorel

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