L’Islam de France se dote d’une charte qui a pour but de lutter contre l’islam politique et les ingérences étrangères.À quoi va-t-elle servir ? Tarik Abou Nour, imam dans le Val d'Oise, théologien et président de l'institut d'enseignement supérieur Islamique de Paris, est l'invité de Mathilde Munos.

Vue de la Grande Mosquée, à Paris
Vue de la Grande Mosquée, à Paris © AFP / Mathieu Thomasset / Hans Lucas

Emmanuel Macron parle d’un engagement historique : les responsables du CFCM, le Conseil français du culte musulman, sont parvenus à un accord sur une charte qui rappelle les principes républicains à respecter. C’est un nouveau socle pour réorganiser l’Islam de France.

"Elle était attendue depuis longtemps, depuis les années 1990, dans le cadre de l'organisation de la deuxième religion de notre pays, pour former les imams et les financer plus tard, pour éviter les imams 'autoproclamés'" estime le président de l'institut d'enseignement supérieur Islamique de Paris, Tarik Abou Nour.

"Nous sommes d'abord et avant tout des citoyens français de plein droit, la laïcité protège tout le monde, pour permettre justement cette liberté de culte"

"On adhère tous implicitement à cette charte, de manière naturelle", poursuit-il en précisant : "Ce qui m'intéresse, c'est de protéger l'imamat, qui n'a pas encore de statut juridique officiel, de redonner à cette fonction de la dignité, la sortir de la précarité, pour éviter les imams autoproclamés ; il faut aussi de la pédagogie : former, pour élire des imams sur des bases objectives. Nous croyons dans un imam qui s'inscrit dans un principe républicain."

Les invités
L'équipe
Contact