Le quotidien Le Parisien publie un plaidoyer de 250 enseignes commerciales pour une réouverture le 10 mai : Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce, est l'invité du 6h20.

un plaidoyer de 250 enseignes commerciales pour une réouverture le 10 mai
un plaidoyer de 250 enseignes commerciales pour une réouverture le 10 mai © AFP / Gabriel BOUYS / AFP

Les principales fédérations de commerce et 150 patrons de grandes enseignes de vêtements, chaussures, bijoux ou jouets réclament au gouvernement une date précise pour la réouverture de leurs magasins. Ils le disent dans une lettre diffusée dans la presse er envoyée à Matignon et Bercy ; date maximum, selon eux : le 10 mai.

Yohann Petiot, est directeur général de l’Alliance du commerce, qui rassemble les grands magasins et les enseignes de mode, soit 27.000 points de vente et 180.000 salariés : "Chaque jour de fermeture en plus, la situation s'aggrave pour les entreprises, la situation a commencé le 31 janvier dernier, ça fait 3 mois de fermeture, c'est plus que le premier confinement ; 150 000 commerces sont totalement à l'arrêt depuis 1 mois, il faut que le gouvernement s'exprime clairement sur une date de réouverture". 

Protocole déjà renforcé dans les commerces

"Les commerces ne participent pas à la propagation de l'épidémie", affirme Yohan Petiot en citant des études de l'institut Pasteur, "il n'y a pas de risque supplémentaire, on y porte le masque. La liberté de circulation serait rétablie au mois de mai, de laisser alors les commerces fermés serait incompréhensible. Pour les commerces, le protocole sanitaire avait, en plus, fait l'objet d'un renforcement en décembre dernier : s'il faut qu'on en discute on est prêt à le faire". Sur la jauge, "il faut arriver à trouver un équilibre, si c'est 1 client pour 8m2, on peut arriver à maintenir une activité"

Anticiper les réouvertures de magasins

"Il faut qu'on ait de la visibilité, c'est très important, d'autant que le mois de mai est un mois de forte activité, comme la fête des mères : tout ça s'anticipe" plaide-t-il : "Lorsqu'on réouvre un magasin, c'est comme si on le faisait pour la première fois, il faut se préparer à l'avance. L'an dernier, c'est plus de 7000 emplois perdus dans le secteur et des centaines de magasins fermés, le risque n'est pas que pour les commerces, mais aussi pour l'ensemble de ses partenaires, il faut absolument qu'on relance toute l'activité. Et toutes les entreprises, dans leur grande majorité, n'ont touché aucune aide à part le chômage partiel, il y a des besoins de trésorerie importants, il faut accélérer le versement de ces aides"

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