La ville de Nice expérimente depuis samedi 16 février 2019 la reconnaissance faciale sur la voie publique. Le logiciel utilisé est fourni par la start-up Confidentia, son président Jean-Pierre Claret était l'invité de Mathilde Munos.

Centre de vidéosurveillance de la ville de Nice
Centre de vidéosurveillance de la ville de Nice © AFP / VALERY HACHE

Jean-Pierre Claret : "On peut reconnaître n’importe qui dans une foule. Le système ne garde pas les images photographiques, mais un algorithme de points [qui desssinent le visage], donc se masquer avec une barbe ou du maquillage ne suffit pas pour échapper à la reconnaissance. 

Ça marche avec des caméras déjà installées, même avec des images de faible qualité. Là c’est une phase d’expérimentation avec des volontaires sur un nombre limité de caméras. Ça sert à retrouver une personne recherchée de manière négative ou positive. Ne sont conservés que les algorithmes des points de photos de personnes recherchées. 

Le système ne fait pas de conservation d’images. Dans le cadre privé, la reconnaissance faciale peut-être utilisée, il  n’y a pas de contrainte. _En France il y a peu d’installations_, mais à l’étranger on travaille par exemple pour un casino à Las Vegas. En Chine, nous ne vendons pas Confidentia car nous ne sommes pas présents sur ce marché. 

La Chine n’a pas les mêmes règles que nous, nous nous protégeons les données individuelles, c’est plus restrictif, heureusement pour tout le monde. La Chine va beaucoup trop loin. La reconnaissance des émotions est très avancée aussi. Cela peut être intéressant  de reconnaître l’inquiétude dans une foule, peut être utilisée de manière positive". 

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