William Aucant, urbaniste et membre tiré au sort de la convention citoyenne, est l'invité de Mathilde Munos.

Les membres de la Convention Citoyenne pour le Climat ont annoncé la création d'une association, "Les 150" pour assurer le suivi de leurs propositions.
Les membres de la Convention Citoyenne pour le Climat ont annoncé la création d'une association, "Les 150" pour assurer le suivi de leurs propositions. © Maxppp / Tangi Jaillet

"C'est un travail de très longue haleine, beaucoup d'investissement personnel, un rapport transmis avec beaucoup de fierté" explique l'urbaniste qui a participé à ces mois entiers de débat au sein de la Convention citoyenne pour le climat : "On a proposé quelque chose qui n'est pas lancé par ce qui est prévu par le pouvoir en place"  explique William Aucant qui a travaillé, lui, dans le groupe "Se loger", et qui a porté des "propositions pour protéger les espaces naturels et agricoles".

Autre mesure  votée : informer par un "carbone score" sur tous les produits,  "pour rendre compte l'empreinte carbone, développer les voitures individuelles". Il s'agit de "réduire de 20% de Co2 par trajet : en réduisant un tout petit peu la voiture par trajet, on peut faire quelque chose pour le climat".

Pas de taxe carbone

Cette question a provoqué de "vifs débats" selon William Aucant qui explique qu'ils n'ont pas voté la taxe carbone, "qui mettait la justice sociale sur le côté". Il y a "beaucoup de pistes de travail, ça engendre de nouveaux modes de vie, de nouvelles façons de consommer" : "On s'est recentré sur quelques questions pour avoir un débat assez simple de citoyen à citoyen".

Sur la création de la "reconnaissance du crime d'écocide", une "mesure extrêmement protectrice de l'environnement" : "Si on prend en compte les gaz à effets de serre, pourquoi ne pas prendre en compte le respect des limites que la planète peut offrir?".

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