Alors que le gouvernement veut mettre en place la consigne pour les bouteilles plastiques, Nicolas Soret, adjoint au maire de Joigny (Yonne) et président de la commission déchets à l’Association des maires de France, est l'invité de Mathilde Munos dans le 5/7 de France Inter.

Le gouvernement veut réintroduire un système de consigne en France, mais pas sur les bouteilles en verre. Cette fois, il s’agit des bouteilles en plastique. La mesure ravit les industriels comme Danone et Coca-Cola, mais elle déplaît fortement aux collectivités locales, comme l'affirme Nicolas Soret, de l'AMF (Association des maires de France).

"Laissez nous achever l'extension de la modernisation de la règle de tri qui s'achèvera en 2022" explique d'abord l'adjoint au maire de Joigny, qui précise que cette modernisation consiste avant tout à "simplifier le geste de tri, mais aussi rapprocher le lieu de collecte du lieu de gestion des déchets".   

Pour lui, la consigne de bouteilles en plastique est une aubaine pour les grands groupes industriels, puisqu'elle représente "un flux financier de 2 milliards d'euros, mais on estime que 10% [des Français concernés] ne rapporteront jamais les bouteilles : ce n'est pas efficace".   

"Le sujet c'est qui récupère cette matière ?" alerte Nicolas Soret : "Pourquoi faire le cadeau aux industriels, de leur rendre cette matière ?". Pour lui, la mesure "ne va pas baisser la production du plastique : avoir du courage, ce serait interdire de faire produire des plastiques non recyclables".

  • Légende du visuel principal: Si, selon le gouvernement, la consigne de bouteilles en plastique fonctionne dans d'autres pays, les collectivités locales de France émettent de nombreux doutes et veulent d'abord avoir le temps de simplifier le geste de tri © AFP / Milena Boniek / AltoPress / PhotoAlto
Les invités
  • Nicolas SoretPrésident de la commission déchets à l’association des maires de France. Adjoint au maire de Joigny dans l’Yonne
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