Dominique Costagliola, épidémiologiste et directrice de recherche à l’Inserm, est l'invitée de Mathilde Munos à 6h20.

Lors d'un test au Covid-19, à Gütersloh, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, le 23 juin.
Lors d'un test au Covid-19, à Gütersloh, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, le 23 juin. © AFP / Guido Kirchner / DPA / dpa Picture-Alliance

"Le virus circule toujours avec des foyers, tout dépend de notre capacité à les repérer rapidement, c'est un équilibre instable, il faut qu'on garde nos capacité à être très réactif" explique Dominique Costagliola.

"Il faut qu'on reste vigilant, on a tous les outils pour empêcher la situation connue en mars (...) Il est probable que nous étions déjà dans cette situation en février mais qu'on ne s'en est pas aperçu".

Les risques de contamination : "On voit que c'est dans des entreprises, des lieux clos. En France, des cas sont remontés tous les jours, il suffit qu'une chaîne se déclenche pour que cela fasse des gros foyers : il faut repérer quand cela en est à un ou deux cas, pour éviter le cas actuel de l'Allemagne de l'ouest" (des reconfinements locaux).

Municipales : "On dirait que la semaine dernière, les gens pensaient qu'on pouvaient sortir sans crainte. Quand on va voter, on ne reste pas très longtemps dans un lieu clôt". Sur les images de rassemblement et de foule dans les rues vues pour la Fête de la musique : "J'ai du mal à le comprendre, je me dis qu'on a pas été assez pédagogique : ça ne veut pas dire qu''il n'y pas de transmission quand on est jeune (...)Le risque n'était peut être pas très élevé, mais on verra dans deux semaines"

Et pour cela, elle rappelle la nécessité du port du masque : "Il faut s'y tenir, c'est quelque chose d'important"

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