Le spectre d'un troisième confinement plane sur ce début d'année, mais Bruno Bobkiewicz, proviseur de la cité scolaire Berlioz de Vincennes et secrétaire national du SNPDEN Unsa, souhaite que les établissements scolaires restent absolument ouverts : il est l'invité de Mathilde Munos.

Dans une école de Paris, novembre 2020.
Dans une école de Paris, novembre 2020. © AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Si reconfinement il devait y avoir, quelle ampleur aura-t-il ? Le gouvernement indique qu’il ne prendra pas de décision avant mercredi, et on sait qu’il veut éviter à tout prix d’avoir à fermer les établissements scolaires, contrairement à ce que certains épidémiologistes recommandent en expliquant que les variants du coronavirus sont plus contagieux chez les jeunes. 

"On a juste une expertise pédagogique, mais, ce qui est certain, c'est qu'à chaque fois qu'on éloigne les élèves de la classe, on en met un certain nombre en difficulté : les plus fragiles" estime Bruno Bobkiewicz.

"On a des élèves qui depuis un an ont un rythme scolaire dégradé", poursuit le chef d'établissement qui reconnait que "sur le territoire français on a des écarts importants, par exemple sur des zones moins couvertes par internet, sur des villes moins favorisées". 

"Plus équipés qu'il y a un an"

Dans son lycée-collège a été mis "un fonctionnement hybride pour la partie lycée et un accueil temps plein pour les collèges : on a fait le choix d'accueillir de nouveau les terminales à temps plein depuis début janvier", en alternant des groupes par demi-journées, mais ainsi "ils viennent tous les jours au collège : ça fonctionne, mais pas aussi bien que ceux qui viennent à temps plein". 

"Les élèves ne disent pas grand chose, mais les parents décrivent des élèves qui ont de plus en plus de mal à se lever" explique le proviseur : "On a une expérience, des leçons tirées dès la fin du premier confinement : on est attentif aux codes de connection des élèves, les outils pour les enseignants. On est plus équipés et prêts qu'on ne l'était il y a un an". 

Le proviseur revient aussi sur les campagnes de tests organisées à l'automne, puisque son établissement figurait parmi les premiers à l'avoir organisé : "Le fait que ce soit sur la base du volontariat, c'est très peu représentatif, il y a eu 15% d'élèves volontaires. C'est une fois, de façon très distante, et pas sur la base des volontariats, c'est très peu pertinent". 

Les invités
  • Bruno Bobkiewiczsecrétaire général du SNPDEN, proviseur du lycée Paul Eluard à Saint-Denis
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