Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, est l’invitée de Mathilde Munos.

Cécile Duflot défend l'idée que c'est le pouvoir citoyen qui doit faire face aux décideurs en matière d'écologie
Cécile Duflot défend l'idée que c'est le pouvoir citoyen qui doit faire face aux décideurs en matière d'écologie © Radio France / capture écran

L'association caritative Oxfam est sur le point de licencier 1500 personnes et de supprimer des bureaux dans plusieurs pays : "C'est une crise mondiale qui touche tout le monde, et c'est le cas de beaucoup d'associations en France et dans le monde" explique la directrice de son antenne française, invoquant notamment la fermeture des magasins de l'association, qui génère d'ordinaire une partie de ses revenus.

À propos du soutien des pouvoirs publics : "Il y a 550 000 personnes dans le secteur associatif en France. Paradoxalement, c'est le moment ou on a le plus besoin de ces organismes qu'ils sont le plus fragilisés", estime Cécile Duflot, qui estime que le soutien de l'état pendant cette période est indispensable. 

Aide de l'État indispensable pour "passer la période"

"On va pas partir du jour au lendemain des pays qui ont besoin de nous. On a eu une augmentation significative des dons à nos associations, tous ceux qui donnent chaque jour ou chaque mois permettent que la solidarité s'exerce là ou on a le plus besoin : le Covid 19 est une crise de la faim dans beaucoup de pays aujourd'hui" explique-t-elle avant une réunion prévue dans la journée avec le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian pour envisager une aide aux populations les plus fragiles : "Certains dispositifs (comme le prêt garanti) sont pas les plus faciles à mobiliser pour les associations"

"Il y a 1,5 million d'associations en France, un secteur qui a l'habitude de se débrouiller avec des bouts de ficelle, avec la générosité du public, qui fait aussi avec a des difficultés personnelles : il y a un effet domino"

"Oxfam vit majoritairement de la générosité du public", souligne encore Cécile Duflot, mais "le secteur a besoin de passer la période difficile, besoin de soutien pendant un moment. Il faut que l'état soutiennent les associations qui porte la solidarité en France et ailleurs".

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