Alors qu'Elon Musk s'apprête à envoyer sa fusée SpaceX dans l'espace pour un premier vol habité, Véronique Guillermard, journaliste au journal « Le Figaro" et spécialiste des questions aéronautiques, est l'invitée de Mathilde Munos.

La fusée Falcon 9 de SpaceX au centre Kennedy, sur la côte floridienne, avec à son sommet la capsule Crew Dragon
La fusée Falcon 9 de SpaceX au centre Kennedy, sur la côte floridienne, avec à son sommet la capsule Crew Dragon © AFP / SpaceX

A quelques heures du premier lancement habité de la fusée SpaceX, qui doit envoyer dans l'espace deux astronautes de la Nasa, l'homme d'affaire et scientifique, Elon Musk, savoure ce qui se profile comme un jour de gloire, près de deux décennies seulement après la création de sa société. 

"En 18 ans, il a franchi tout les jalons qui lui permettent aujourd'hui d'envoyer des Américains dans l'espace" note Véronique Guillermard, qui suit le parcours du scientifique de très près et depuis longtemps, (elle devait même le rencontrer avant que le confinement n'ajourne l’interview) : 

«  SpaceX n'est pas une danseuse mais un projet très sérieux », affirme la journaliste qui explique qu'il est en train de déployer une constellation d'internet pour tous dans l'espace, et qu'il veut lancer son business de tourisme spatial, " une autre étape pour conquérir la planète Mars, son rêve absolu".

"Enfant il fut un lecteur assidu du cycle "Fondation" d'Isaac Asimov et de ses trois lois de la robotique pour sauver l'être humain"

Dans ces ouvrages, l'auteur mettait en garde contre l'omniscience des machines, une guerre menée contre les robots et contre la fin des ressources sur une terre dévastée, avec un seul échappatoire : la vie sur Mars. 

Provocateur-né et techno-messie

Né en Afrique du sud avant de rejoindre Toronto, Elon Musk n'est pas qu'un milliardaire illuminé : il a obtenu un diplôme d'ingénieur aux États-Unis, et est passé par l'Université de Stanford, a créé des startups pour vivre l'aventure Internet et fait fortune en créant le système de paiement par Internet, Paypal, avant de le revendre à la société eBay : "Il s'est dit qu'il pouvait casser les codes et apporter du nouveau, et surtout casser les coûts".

C'est lui, également qui a avancé l'idée d'un train a plus de 1000 km/h pour relier les grandes villes, l’Hyperloop. Trois entreprises sont assez avancées dans le monde pour travailler sur ce projet.

"C'est un provocateur-né, un personnage assez clivant avec des adeptes qui le décrivent comme un techno-messie, et c'est vrai qu'il est très exigeant, c'est aussi un spécialiste de la communication qui vise l'excellence technologique", mais elle décrit aussi "quelqu'un de très angoissé, avec des accès sévères de dépression, un bourreau de travail capable de passer des nuits dans ses usines pour résoudre des problèmes." 

Elon Musk veut utiliser les technologies pour construire un monde meilleur.

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