Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au logement.

 Jean-Baptiste Eyraud
Jean-Baptiste Eyraud © AFP / Denis PREZAT / CrowdSpark

Le projet de loi ELAN (évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) est étudié mercredi à l'Assemblée nationale. 

Il vise à faciliter la construction et à réorganiser le secteur du logement social : ce projet de loi logement promet un débat-fleuve, un record de 3 160 amendements ayant été déposés.

Programmées jusqu'au 6 juin, les discussions sur ce texte très technique, consacrées au "premier poste de dépense des ménages en France", pourraient même contraindre les députés à siéger le week-end.

L'une de ses ambitions affichées, "construire plus, mieux et moins cher", vise à redonner des marges de manœuvre aux acteurs de terrain en simplifiant l'acte de construire, selon le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard.

Tout découle en réalité de la décision d'Emmanuel Macron de doubler l'enveloppe du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) pour la porter à 10 milliards d'euros. 

Pour Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au logement, "on est inquiet pour le bail mobilité qui précarise les futurs locataires. On va vivre avec sa petite valise, car il faudra augmenter le rendement locatif. Quand à l'établissement du montant des loyers, et leur encadrement, ce sera à l’appréciation du maire. Cela va creuser les inégalités urbaines. Sur le logement social, on voit se profiler une précarisation des locataires, car les baux seront revus tous les six ans". 

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