Philippe Vincent, secrétaire général Syndicat National des Personnels de Direction de l'Education Nationale (SNPDEN), est l’invité de Mathilde Munos.

Une salle de classe vide à Ploëmer (Morbihan), en attendant le retour des élèves.
Une salle de classe vide à Ploëmer (Morbihan), en attendant le retour des élèves. © AFP / Manon Caveribère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Tout milite pour que les épreuves ne se tiennent pas en juin cette année" estime Philippe Vincent : "Le bac ne se résume pas à être prêt mercredi 17 juin au matin, il y a tout un tas d'exercices préparatoires".

 "Si on était sûrs de reprendre début mai, ce serait tenable mais le maintien du schéma habituel me semble impossible" explique le secrétaire général du Syndicat National des Personnels de Direction de l'Education Nationale, pour qui la solution réside dans le recours complet ou partiel au contrôle continu : "On a là une base relativement solide pour une photographie scolaire de l'élève".

Le contrôle continu est la solution 

Faut-il maintenir coûte que coûte quelques sessions ? "On n'a pas le sentiment que cela validerait plus les connaissances que le contrôle de continu de l'élève". 

Celui qui s'occupe d'un établissement scolaire à Vauvenargues (13) estime que "la moitié du programme aura été réalisé cette année en terminale". De plus, rappelle-t-il, les enseignants ne font pas les cours dans le même ordre, et cette diversité d'approche pédagogique "crée une autre inégalité entre les élèves".

Faut -il quand même passer les E3C ? "Je n'y crois pas beaucoup ; encore faudrait-il que les élèves aient suivi les premières séries d'épreuves, et un certain nombre ne l'ont pas passé du tout". Quant au brevet, ce directeur d'établissement concède là aussi : "Il  pourrait avoir lieu, mais vu son contenu habituel, le contrôle continu serait la solution, sans trop de difficulté".

Les invités
  • Philippe VincentProviseur du lycée Jean Perrin à Marseille et président du SNPDEN, syndicat des chefs d’établissements
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