Cendra Motin, députée LREM d'Isère, en charge d’une mission sur le prélèvement à la source au sein de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, est l'invitée de Mathilde Munos.

Avant la date de dépôt des déclarations d'impôts, les avocats-fiscalistes et les experts-comptables fournissent leur aide aux contribuables
Avant la date de dépôt des déclarations d'impôts, les avocats-fiscalistes et les experts-comptables fournissent leur aide aux contribuables © Radio France / Luco Plesse

L'entrée en vigueur du prélèvement à la source au 1er janvier n'est plus certaine : Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu'il attendait "des réponses précises" avant de décider, après des mois de préparation du pays à cette réforme majeure.  "J'ai plutôt l'intention de conduire cette réforme à son terme, mais j'ai demandé aux ministres compétents de répondre à toutes les questions qui se posent encore, avant de donner une directive finale", a dit le président au cours d'une conférence de presse à Helsinki.  "J'ai besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place", a-t-il ajouté.  Dimanche, le Premier ministre Edouard Philippe avait déjà semé le doute en promettant de faire le point d'ici quelques semaines.  

L'impôt sera collecté directement sur les salaires ou les retraites, et non plus acquitté un an après comme c'est le cas actuellement.  Depuis plusieurs jours, les contribuables voient arriver dans leur boîte aux lettres leur avis 2018 assorti d'un taux d'imposition qui leur sera applicable à compter de janvier 2019.

Cendra Motin, députée LREM d'Isère, est en charge d’une mission sur le prélèvement à la source.

"Je pense vraiment qu’on va y aller. C’est normal que le chef de l’Etat se demande si tout est prêt. L’objectif c’est de faire des réformes qui se voient dans la vie quotidienne des Français. Les  problèmes techniques ont été résolus. Macron veut etre rassuré que nous pouvons répondre à toutes les questions que se posent les Français. J’espère que nous allons rapidement lever les doutes du président.

"On peut toujours reporter bien sûr, tant que ce n’est pas inscrit sur les feuilles de paye. Mais les services des finances travaillent depuis 2 ans sur ce prélèvement. Les Français l’attendent et ils auraient du mal à comprendre qu’on recule, déjà parce que ce n’est pas l’habitude de ce gouvernement". 

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