Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe et porte-parole Europe écologie les Verts, et Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne et vice-présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, sont les invitées de 6h20.

Pour ce premier tour des régionales 2021, "c'est difficile d'être satisfait avec le taux d'abstention record", mais la porte-parole Europe Écologie les Verts reconnait une avancée : "On a doublé quasiment nos scores par rapport aux élections de 2015, on est en capacité de position de gagner les pays de La Loire, l'Ile de France, on est aussi 2eme dans des régions stratégiques, devant le RN, comme dans Auvergne Rhône Alpes". 

Pas de Front républicain en Sud PACA

A cette heure, pas de Front Républicain initié avec le candidat écologiste à Marseille, qui le refuse : "Je comprends l'interrogation qui fait de se dire que se retirer ne suffit pas à mobiliser l'électorat, mais quand on envisage les dégâts qui pourraient être fait avec l'élection de Thierry Mariani, on a un devoir de responsabilité qu'on assume comme on l'a toujours fait". 

Elle poursuit sur ce cas : "Ce qu'on revendique, c'est que chaque décision doit être prise à l'échelle de l'endroit qui est concerné : il se trouve que pour cette décision-là, importante, la direction du parti, le bureau exécutif a pris ses responsabilités en retirant le logo, parce que non, EELV ne peut pas participer à une stratégie qui peut faire gagner le RN, et pourtant c'est douloureux quand des compagnons de route font des choix qui ne sont pas ceux qui vont pour le collectif".

Le parti qui fait la plus grosse chute, c'est le RN, celui qui a la plus grande dynamique, c'est celui d'EELV, dont on disait après les européennes, que c'était probablement une erreur si on avait voté pour lui.

"Dans les Hauts de France, il n'y a pas de risque d'élection du RN face à Xavier Bertrand, dans ce cas de figure aussi, l'important, c'est de ne pas laisser le Rassemblement national gagner, sinon notre décision serait la même [qu'en PACA]"

"Une démocratie sans électeurs"

"Ce qui est très clair, c'est qu'on ne pourra jamais gagner dans des seuils d'abstentions comme celui-ci", reconnait Mathilde Panot, députée LFI  du Val-de-Marne, qui déplore "des seuils d'alerte qui ne faut pas ignorer. Quand on atteint 33 millions d'électeurs qui ne vont pas voter, je ne sais pas si une démocratie sans électeurs, on peut encore appeler ça une démocratie". 

L'enjeu principal c'est 'comment on arrive à redonner goût à la politique ?'"(Mathilde Panot, LFI)

"Je pense au second tour des régionales, mais je m'inquiète surtout pour la présidentielle, si la tendance actuelle se confirme, on aura aussi - 10 points [d'abstention]. Et qui ne va plus voter ? Les gens les plus précaires", estime la députée dont le parti réclame aussi une mission d'enquête parlementaire sur l'organisation du scrutin : cette semaine, plusieurs candidats et partis, dont La France insoumise (LFI) se sont plaints de problèmes dans l'acheminement des professions de foi chez les électeurs et ont mis en cause le nouveau prestataire Adrexo, choisi au terme d'un appel d'offres par le ministère de l'Intérieur. "Combien de gens n'ont pas eu l'information à domicile ou de manière incomplète?", se demande Mathilde Panot. 

  • Légende du visuel principal: Sandra Regol, porte-parole Europe Écologie les Verts, invitée de Mathilde Munos © Radio France /
Les invités
  • Sandra RegolSecrétaire nationale adjointe d'EELV
  • Mathilde PanotDéputée LFI du Val-de-Marne, vice-présidente du groupe LFI à l’assemblée nationale
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