La cour de cassation va rendre un arrêt « à portée générale sur la commercialisation du CBD » ce mercredi. Éric Correia, président de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et infirmier anesthésiste, est notre invité de 6h20.

Eric Correia, élu de la Creuse, en 2018
Eric Correia, élu de la Creuse, en 2018 © AFP / Thierry Zoccolan / AFP

Les produits contenant du cannabidiol entrent-ils dans la catégorie des stupéfiants ? La France doit-elle en autoriser la commercialisation ? La Cour de cassation va répondre à ces questions aujourd’hui… sachant que les enjeux économiques d’une telle filière sont potentiellement très importants. 

"Il existe un flou juridique, en France, qui doit se mettre en conformité avec le droit européen puisque des boutiques s'ouvrent toutes les semaines dans le pays" : Éric Correia assure voir "des personnes de plus de 60, 70 ans se fournir ces essences le soir, plutôt que d'user de médicaments plus forts, une utilisation destinée à améliorer leur bien-être".

"Ce n'est pas de la drogue, mais l'équivalent des huiles essentielles aux vertus apaisantes :  si ça soulage les gens c'est inoffensifs, pourquoi empêcher ces boutiques ?" demande l'élu et anesthésiste. 

Un secteur qui pourrait créer des emplois

En France on a pas le droit de vendre la fleur de cannabis, mais le droit de vendre la tige : "Il n'y a pas de risque psychotrope avec les molécules de cannabidiol (...) mais aujourd'hui, le commerce de fleur de cannabis est une législation grise, nous espérons que l'arrêt de la cour de cassation clarifie tout ça". 

Dans ce secteur touché par la fermeture de GMS, Éric Correia a ainsi déjà proposé à Emmanuel Macron de faire de son département un pilote pour cette industrie, et envisage de pouvoir créer prêt de 300 emplois :  "La Creuse a toujours cultivé le chanvre : c'est une plante écologique qui régénère la terre, et en plus tout y est utilisable, on peut même en faire du papier. Il faut que, demain, cela puisse être produit en France et qu'on puisse tracer cette production

"Que le gouvernement autorise enfin de transformer la fleur en France", demande l'élu qui déplore qu'on préfère, pour les expérimentations, importer des productions de cette filière qui pourrait se développer légalement en France. 

Les invités
  • Éric CorreiaPrésident de la Communauté d’Agglomération du Grand Guéret et infirmier anesthésiste
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