Désormais parmi les favoris et à trois mois du 1er tour de la présidentielle, le candidat d' "En marche !" n'a toujours présenté son programme. Il répond au au micro de Léa Salamé

Le candidat à présidence française Emmanuel Macron. Il est l'invité spécial du 7/9 de Patrick Cohen sur France Inter le 1er février 2017
Le candidat à présidence française Emmanuel Macron. Il est l'invité spécial du 7/9 de Patrick Cohen sur France Inter le 1er février 2017 © AFP / Fred Tanneau

Gauche et droite ?

Emmanuel Macron a été socialiste, il ne l'est plus... Mais il l'assume : "J'ai toujours dit que je venais de la gauche, c'est ma famille politique, je viens d'une famille de gauche". Pour autant, il a choisi de s'en détacher. "Je ne crois pas à la gauche de l'égalitarisme, je crois à la gauche de l'égalité des chances", détaille-t-il. Quant au clivage entre gauche et droite, que Christiane Taubira notamment l'accuse de mépriser, "je ne le nie pas. Mais il faut le dépasser pour répondre à de nouveaux défis".

Discuter avec Benoît Hamon

Le candidat désigné par la primaire de la "Belle Alliance Populaire" sera un adversaire, Emmanuel Macron ne le nie pas. "Il est le candidat légitime du Parti socialiste, dans une primaire qui n'en dépassait pas vraiment les frontières. Benoît Hamon reflète une gauche très interventionniste". Il assure ne pas "partager les mêmes convictions". "Il est une une ligne très à gauche, il veut recréer la gauche plurielle. Mon offre consiste plutôt à rassembler la social-démocratie, l'écologie réaliste, la droite orléaniste et le gaullisme social."

Les soutiens engagent-ils ?

Alain Minc, Jacques Attali... Certains des soutiens d'Emmanuel Macron sont loin de son image de "renouvellement". Pour autant, "ceux qui me soutiennent n'infléchissent pas ma ligne, ils ne sont pas ceux avec qui je gouvernerai", promet-il. Il rappelle que ces soutiens s'inscrivent dans un mouvement plus large : "il y a désormais 170.000 adhérents [au mouvement En Marche]. C'est qu'on est en train d'avancer, quelque chose se passe." Et le programme ? Pas pour tout de suite : "j'ai construit aujourd'hui un projet politique que j'achèverai de peaufiner à la fin du mois de février."

Face au terrorisme, quelles solutions ?

Pour Emmanuel Macron, il y a plusieurs niveaux de réponses à la radicalisation : militaire à l'extérieur contre l'organisation État islamique, sécuritaire en France, mais aussi comprendre ce qui pousse des Français à rejoindre ces mouvements. "Il y a du mal en nous, il faut aussi le voir", explique-t-il. "Il y a une réponse punitive et une réponse éducative, républicaine à donner. Que ce soit sur la radicalisation ou le communautarisme, il y a un échec de la République".

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