Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI de Seine-Maritime, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Au lendemain de la révocation de Mathieu Gallet de la présidence de Radio France par le CSA, Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI de Seine-Maritime, présidente de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, répond aux questions de Léa Salamé sur l'indépendance du CSA vis-à-vis du gouvernement et sur l'avenir de l'audiovisuel public.

"Je respecte l'indépendance du CSA" et ses décisions, qui ont du être difficiles à prendre. La sénatrice explique que dans le cadre de la moralisation de la vie publique, de la réforme de l'audiovisuel public, "il faut travailler dans un contexte de sérénité".

Pour elle, le CSA a avant tout réagi "en fonction des intérêts de cette entreprise".

La responsable LR parle de Radio France comme d'une fierté. "L'audience est fidèle, les salariés sont engagés. Mais, nous voulons réformer car nous sommes dans une période de très grand changement. Pour pérenniser l'audiovisuel, "Radio France, auquel on est attaché, doit opérer des changements".

Un texte d'ici fin 2018

Au Sénat, "on a déjà réfléchi à ce changement", explique la sénatrice. Elle souhaite que "les discussions au sujet de l'audiovisuel se poursuivent", malgré l'absence de PDG et l'inquiétude légitime des salariés.

Pour l'instant, c'est le doyen des administrateurs va diriger Radio France, mais dans quelques mois, qui sera nommé et par qui ?

"Nous préconisons un rapprochement de entreprises pas à travers une fusion mais une holding. Il faut un président commun pour télé et radio", insiste la sénatrice. 

Elle évoque très rapidement un rapprochement et "non une mutualisation" : entre France 3 et France Bleu : "Il y a de la créativité à avoir de entrée en matière d'information, de culture", dit-elle. 

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