Sophie Bonnet, journaliste et auteur de "Salutations révolutionnaires, quatre ans de parloirs avec Carlos"(Grasset), est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Tout a commencé "fin 2013 à la lecture d'un article du Figaro qui évoquait la vie de Carlos, je me suis demandé quelle pouvait être la chute, la fin de vie d'un terroriste" explique Sophie Bonnet sur la genèse de son projet.

Quand je suis arrivée à la centrale de Poissy, ce qui m'a sidérée c'est la violence du monde carcéral   

"Les premières rencontres ont été assez compliquées et elles ont évoluées, les rapports sont devenus très humains (...) Il m'a vu noircir des dizaines de carnets, parfois il a même écrit dessus, il était sûr que j'allais écrire sa légende", poursuit la journaliste.

C'est impossible pour lui d'admettre qu'il est devenu un papy sans le sou qui mange des Snickers à la cafétéria du parloir parce qu'il est diabétique

"Il dépense beaucoup d'énergie [en prison] pour faire connaitre ses faits d'armes, c'est un des rares détenus qui ne se drogue pas, qui n'est pas sous médocs, la réalité a peu de prises sur lui (...) C'est quelqu'un qui n'a pas intégré sa chute" explique Sophie Bonnet.

L'emprise 

"C'est un grand séducteur, je me suis laissé happer par ce sujet, c'était une relation humaine assez complexe : il y a Carlos et il y a Ilitch [Ramirez Sanchez, son vrai nom, ndlr], c'est assez schizophrène". 

"C'est un livre sur l'emprise, sur la place des femmes en prison [qui viennent visiter]".  Comment s'est elle libérée de cette emprise ? "Le livre est fini, le film est fini, c'est fini (...)  J'ai trouvé bien plus de choses que ce que je pensais", explique Sophie Bonnet, qui ajoute aussi qu'elle n'a pas, à la fin, envoyé son livre à Carlos, son interlocuteur principal.

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Sophie Bonnet © Philippe Matsas
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