“Unis pour le Liban”, une opération spéciale autour d’un grand concert en direct, en soutien à ce pays qui peine à se remettre des explosions ayant ravagé Beyrouth cet été. Les dons du public seront intégralement redistribués à La Croix-Rouge libanaise.

Jean Kassir, activiste, cofondateur du media indépendant ‘Mégaphone’, parle de l'explosion du 4 août, comme d'un "choc" et d'un "éveil". "On n’avait pas d’illusion sur un changement politique mais tous les Libanais savent maintenant que notre classe politique est criminelle et ne peut pas être réformée". 

Aujourd'hui, il estime que "c’est les gens qui reconstruisent Beyrouth à la place de l'état. Ces gens là recréent des liens sociaux, politiques, et économiques dans un pays gangrené par le clientélisme et les allégeances politiques et confessionnelles".

Beaucoup de jeunes ont quitté ou veulent quitter le Liban qui s'enfonce dans la pauvreté, mais dit Jean Kassir "je les comprends, bien sûr', mais "on continue". "Aujourd'hui, je ne veux plus faire de compromis. Je veux tout". 

Pour Walid Joumblatt,leader du Parti Socialiste progressiste libanais, Emmanuel Macron a tendu une perche à la classe politique et "nous l'avons ratée", dit-il. "Macron pense cartésien. Mais Descartes n’est pas passé par le monde arabe et ne passera jamais". 

Selon lui, la France est le seul pays "désintéressé", parmi toutes les forces géopolitiques qui s'exercent sur le pays. "Tout le monde attend l’élection américaine, il ne se passera rien avant deux ans, entre temps sur le terrain, ça pourrit"

Walid Joumblatt et Jean Kassir
Walid Joumblatt et Jean Kassir © Radio France / Jérémie Tuil
  • Légende du visuel principal: Pour Jean Kassir, "ce sont les gens qui reconstruisent Beyrouth, et qui sont en train d'être en charge à la place de l'État" © AFP / Benjamin Guillot-Moueix / Hans Lucas
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