Dominique Eddé, romancière et essayiste, et Médéa Azouri, journaliste et éditorialiste à L’Orient le Jour, sont les invitées de Léa Salamé, en direct de Beyrouth, un mois après la catastrophe qui a dévasté une partie de la ville, et juste après la nomination d'un nouveau Premier ministre.

Le lieu de l'explosion, à Beyrouth, dans le port désormais dévasté
Le lieu de l'explosion, à Beyrouth, dans le port désormais dévasté © AFP / PATRICK BAZ

Près d'un mois après la catastrophe qui a secoué le Liban, cette explosion dans le port de Beyrouth qui a détruit une partie de la ville, la romancière Dominique Eddé explique que chaque Libanais ou Libanaise connait "un état de sidération intérieur, qui est un mélange de rage, de douleur, de mutisme parfois (...). J'ai beaucoup d'amis dans la partie de la ville qui a été fracassée, et qui sont dans un état intermédiaire entre le "on ne veut plus vivre" et "on ne veut pas mourir"", explique-t-elle, disant ne pas avoir connu cela même pendant les guerres qui ont frappé le pays. 

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La journaliste Médéa Azouri, rédactrice en chef de Noun Magazine, a participé à la mise en place d'une aide aux victimes sur place, un groupe qui s'est mis en place spontanément dès après la catastrophe : "On a formé ce "base camp" face à un état failli. On a travaillé sur la reconstruction, sur le déblayage, on a distribué de la nourriture (...) et on a également produit une sorte d'assistance médicale et un soutien psychologique", explique-t-il, assurant que cette cinquantaine de volontaires sont formés par quatre associations. 

L'aide internationale arrive-t-elle aux ONG ? "Jusqu'à présent, on n'a pas reçu d'argent, je ne sais pas comment ça s'est passé pour les autres ONG, mais les aides, les dons que nous attentions, notamment celui de Amal et George Clooney, ne sont toujours pas arrivés à nous", explique Médéa Azouri. 

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Après la nomination de Mustapha Adib comme nouveau Premier ministre du Liban, Dominique Eddé rappelle que celui-ci est "adoubé par ceux qui portent la responsabilité, trente ans durant, d'une faillite monumentale. Comment voulez-vous que nous mettions nos espoirs dans un pouvoir bricolé avec les mêmes, et par les mêmes ?". Même si elle dit ne pas porter de jugement sur Mustapha Adib, elle explique "qu'il y a eu d'excellents ministres en tant que personnes, mais ça ne suffit pas : nous sommes arrivés au terme où, véritablement, la faillite de ces chefs de guerre venus gouverner le pays en temps de pays a mené le pays, sur tous les plans, à la catastrophe". 

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Que faut-il attendre de la visite d'Emmanuel Macron ? "Je n'ai pas les informations, je ne sais pas ce que sous-tend la démarche", dit Dominique Eddé. Mais elle affirme aussi savoir "que quand on lui reproche l'ingérence, ici il y a quelque chose de très excessif, car le Liban a été soumis à toutes les ingérences les plus négatives et les plus néfastes. On ne peut pas feindre, tout d'un coup, d'être un pays indépendant où un chef d'État étranger viendrait s'ingérer". Cependant, elle dit comprendre "qu'il y ait des attentes, qu'un certain nombre fassent un transfert positif massif sur cet homme qui est venu à leur rencontre délabrée, alors que leurs gouvernants n'étaient pas capables d'avoir un seul mot d'empathie".

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