Le 1er août a ouvert, à Saint-Raphaël, dans le Var, un musée consacré à Louis de Funès. Lettres, objets, costumes, affiches, accessoires... Des effets qui offrent une plongée dans la vie et la carrière de l'acteur disparu en 1983. Sa petite-fille, Julia de Funès, est l'invitée de Laetitia Gayet à 7h50.

Gérard Oury et Louis de Funès en 1973, sur le tournage de "Les Aventures de Rabbi Jacob"
Gérard Oury et Louis de Funès en 1973, sur le tournage de "Les Aventures de Rabbi Jacob" © AFP / Les films Pomereu / Horse film / Collection ChristopheL

"Il a eu une reconnaissance de son vivant, mais a posteriori, elle est bien plus importante" reconnait Julia de Funès, petite fille de la star du rire à la française. "Il aurait très content de l'ouverture du musée" explique la petite fille du comédien à propos du nouvel espace consacré à Louis de Funès , qui vient d'ouvrir à Saint Raphaël.  

Elle se rappelle aussi que Louis de Funès, malgré l'immense succès qu'il rencontre plus de 35 ans après sa disparition, souffrait de ne pas avoir été reconnu, de son vivant, par l'intelligentsia parisienne : "Ça lui faisait de la peine mais le temps, la vie lui a donné raison. En famille, il le disait mais ce qui comptait plus que tout pour lui, c'était le public, les intellectuels de la rive gauche passaient après."   

"Tout son entourage était source d'observation", se rappelle-t-elle encore, "et avec son entourage proche encore plus, ma grand mère, mes tantes, il faisait feu de tout bois".   

Il travaillait beaucoup les textes mais la précision du geste comptait, un mot était moins parlant qu'un geste, son jeu était beaucoup basé sur la gestuelle 

"Il incarnait des vices humains qui paraissent justes" analyse Julia de Funès, "le raciste, le petit chefaillon, des traits qui perdurent. On retrouve ce qu'on a de bassement humain à travers ses rôles. Ses méchants n'étaient pas antipathiques, ils étaient médiocres mais pas mauvais au sens humain".    

Et de rappeler que Louis de Funès, grand amateur de roses ( et dont une partie du jardin est représentée dans le nouveau musée de Saint-Raphaël) "était déjà contre les pesticides, il était écologiste avant l'heure".  

Je me suis rendu compte que les gens avaient un rapport affectif avec lui   

Julia de Funès confie enfin que le film préféré de son grand-père reste "Rabbi Jacob", pour une raison purement affective :  "Il y a des scènes où, vraiment, c'était ce qu'il se passait au téléphone avec moi, quand il imitait les animaux, le renard, la panthère, comme dans [la scène de ] l'aéroport. À chaque fois, j'ai vraiment l'impression de retrouver mon grand père, à travers ces scènes."

Les invités
  • Julia de FunèsDocteure en philosophe et spécialiste en management et ressources humaines
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