Le Député LaREM du Val d'Oise est l'invité d'Alexandra Bensaid à 8h20 .

Un Français sur deux seulement (50%) pense que le gouvernement tiendra au moins partiellement compte des avis émis lors du grand débat lancé par l'exécutif suite au mouvement des "gilets jaunes", selon un sondage Harris interactive. 

Ce grand débat national doit permettre aux citoyens de s'exprimer autour de quatre thèmes, la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, et la réforme de l'Etat.

Pour 47% en revanche, le gouvernement n'en tiendra "pas du tout" compte. Et seuls les proches de La République en marche considèrent majoritairement que le gouvernement en tiendra compte (82%), selon ce baromètre annuel pour M6 et RTL.  

Changement de braquet pour la démocratie ?

Justement sur le fait de savoir si le gouvernement tiendra compte de ce qui se dira dans ce débat, Aurélien Taché estime que c'est une occasion de "changer de braquet" en terme de démocratie. 

Pour le député de l'Oise, "Il y a une urgence démocratique, il y a une crise de la mobilité et une crise de la citoyenneté. Si les Français n’ont plus la maîtrise de leur vie et qu’ils ne pèsent plus en tant que citoyen on ne sortira pas de cette crise, cette grande concertation doit permettre de changer de braquet en matière de démocratie". 

Il estime que les résultats du débat devront pouvoir s'exprimer par exemple dans la révision constitutionnelle que le président proposera ou bien par un référendum, "pourquoi pas". Aurélien Taché trouverait cela intéressant. 

L'immigration, hors jeu ? 

Pour Aurélien Taché, les questions sur l'immigration devront être tranchées durant la campagne pour les élections européennes, chaque parti ayant sur le sujet des idées à défendre. 

Ce sujet a été inséré dans le grand débat national, à traiter dans le cadre du thème  "démocratie et citoyenneté". Des critiques à gauche et de certaines associations et syndicats, avaient insisté pour qu'elle fasse partie de cette grande consultation. 

L'affaire Benalla prend "trop de place"

L'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a affirmé avoir continué d'échanger avec le chef de l'Etat après son licenciement en juillet, s'attirant en réponse l'accusation, par l'Elysée, d'entretenir "tout un faisceau de contrevérités et d'approximations" pour "se venger".  Benalla est à l'origine d'une tempête politique depuis cet été après avoir été identifié sur des vidéos en train d'interpeller violemment des manifestants à Paris le 1er mai. Ces derniers jours, la presse a révélé que l'ancien collaborateur disposait toujours de passeports diplomatiques, et qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants africains.  Avec Emmanuel Macron, "nous échangeons sur des thématiques diverses. C'est souvent sur le mode +comment tu vois les choses ?+", assure Benalla dans un entretien avec Mediapart mis en ligne dans la nuit de dimanche à lundi.

Pour le député Aurélien Tache, cette affaire prend trop d'importance dans la vie politique. 

"Sur cette affaire tout a été dit et redit... Je suis assez choqué de voir qu’il continue d’utiliser son passeport. S’il continue à échanger avec Emmanuel Macron ça ne me regarde pas. Cette affaire a pris un poids disproportionné dans la vie démocratique et politique du pays. Ce qui est un poison lent c’est la crise de confiance entre élus et citoyens", estime-t-il.

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Aurélien Taché © AFP / GUILLAUME SOUVANT / AFP
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