Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé, avec d'autres élus, un "comité de riposte républicaine" pour s'attaquer au discours du FN : la députée de l'Essonne est l'invitée de Léa Salamé.

Nathalie Kosciusko-Morizet
Nathalie Kosciusko-Morizet © AFP / Guillaume Souvant

NKM fait partie des élus qui ont lancé un "comité de riposte républicaine" pour contrer le discours du FN. La députée de l'Essonne estime donc qu'Emmanuel Macron doit s'adresser à l'électorat de droite : "Pour moi, il n'y pas de question, il y a deux candidats et il faut battre le Front National (...) Je vois bien que certains hésitent et je fais ce que je peux pour les convaincre".

Pour beaucoup d'électeurs de droite, c'est un choix qui n'est pas si facile, il y a beaucoup de déception, l'alternance était attendue, presque promise. D'ailleurs, ça n'a pas été simple, en 2002, pour les électeurs de gauche

"Je fais partie de ceux qui disent : ça ne suffit pas, l'appel au vote, au soir du premier tour. Il faut aussi accompagner nos électeurs, engager le dialogue, le poursuivre"(...) [Macron] peut faire plus, en s'adressant plus aux électeurs qui ont voté François Fillon au premier tour".

Sur la rigueur de la gestion budgétaire, la lutte contre le communautarisme et le terrorisme islamique, Macron doit aller plus loin, clarifier les choses

Sur la création de ce comité de "riposte républicaine", Nathalie Kosciusko-Morizet explique : "C'est une initiative que nous avions pris avec Christian Estrosi avant le premier tour de la présidentielle. Non parce que j'ai toujours considéré que le Front National était pour nous un adversaire au second tour, mais aussi un adversaire au premier tour. Donc le travail a été fait depuis plusieurs semaines avant le premier tour, pour fournir à nos élus et nos militants des arguments contre le Front National".

"Le Front National passe son temps à dire 'Nous n'avons pas de bilan'. Ils ont un bilan municipal (Fréjus, Hénin-Beaumont, Beaucaire, NDLR), mais je suis pas sûre que ce soit au bout de deux ans que les électeurs soient les plus sensibles à certains des éléments de ce bilan".

Dans cet argumentaire, on relève des éléments financiers extrêmement troublants que les électeurs ne peuvent pas forcément voir au bout de deux ans, mais qu'ils vont voir dans cinq

"Ca a des conséquences : plus d'école, plus d'entretien, au quotidien, ça se voit", poursuit la députée de l'Essonne.

Sur le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen

Le jugement de Nathalie Kosciusko-Morizet est sans appel : "La façon dont Nicolas Dupont-Aignan cache toutes ses vilenies derrière le général de Gaulle, c'est insupportable".

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