Au lendemain des manifestations du 1er mai, le Préfet de Police de Paris est l'invité de Léa Salamé.

Michel Delpuech en octobre 2017
Michel Delpuech en octobre 2017 © AFP / Ludovic Marin

Le défilé du 1er mai a été perturbé par 1 200 manifestants cagoulés et des dégradations. Un restaurant Mac Donald, un garage Renault et du mobilier urbain ont été détruits. La CGT estime que ces débordements auraient pu être évités  si la préfecture de police avait sécurisé le parcours. 

Le préfet de Police  donne le dernier état du bilan de la manifestation du 1er mai à Paris : 

Bilan humain léger :  1 blessé léger, un seul dans les forces l’ordre et 3 personnes prises en charge par les pompiers. 

Les dommages matériels sont significatifs : 31 commerces touchés, 6 véhicules incendiés. 

283 personnes interpellées, 153 présentées devant un officier de police judiciaire, 109 personnes en garde à vue.

Il y a bien longtemps qu’un tel bilan n’avait pas été atteint

Michel Delpuech va écrire aux riverains pour qu’ils se tournent vers leurs assurances contre l’Etat. Il constate que certains suivent les consignes, d'autres non. Le Préfet réaffirme qu'il n'est pas question de mettre devant chaque cible potentielle des fonctionnaires de police : 

Les forces de police ne sont pas faites pour servir de cible à des ultra violents. 

Le Préfet de Police rappelle que la liberté de manifester est constitutionnelle, et que la manifestation prévue samedi doit être autorisée. Pour revenir sur les moyens de sécurité déployés le 1er mai, 1500 policiers ont fait face à l'arrivée d'un millier de personnes qui se sont glissées dans le cortège de manière tout à fait anonymes, et se sont grimées de noir au dernier moment. 

1500 policiers, c’était assez

Pour le préfet, faire la comparaison avec les manifestations sous l'état d'urgence c'est faire une erreur de cadre juridique. 

Je suis au service de l’état de droit.

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