L'ancien vice-président du Parlement européen et Observateur international du référendum catalan est l'invité de Léa Salamé.

Depuis Barcelone, Gérard Onesta a déploré ce lundi les "violences insupportables" perpétrées par les forces de police sur ordre de Mariano Rajoy. Au micro de Léa Salamé, celui qui a accepté d'être observateur international du référendum catalan a jugé ces interventions policières disproportionnées.

Gérard Onesta a rappelé qu'aucun juge ne s'est encore prononcé sur la validité du référendum. Le fait qu'il soit contesté par le pouvoir central espagnol avait suspendu sa bonne tenue, mais en aucun cas il est juste de dire aujourd'hui que le vote n'est pas légal. C'est sur ce flou juridique qu'a joué Mariano Rajoy

La tournure prise par les événements en Catalogne est d'autant plus regrettable pour Gérard Onesta, que celui-ci estime, en dix ans d'observation du mouvement indépendantiste catalan, qu'il ne s'appelle pas "la révolution des sourires" pour rien.

Mais surtout, notre invité estime que Mariano Rajoy a mal joué. En entendant avant les demandes catalanes, le gouvernement central espagnol aurait pu éviter une situation aussi tendue. Cela pourrait coûter très cher au chef de l'État espagnol qui se retrouve désormais fragilisé.

Que va-t-il maintenant se passer ? Selon les textes récemment votés par le parlement séparatiste catalan, l'indépendance doit être proclamée dans les 48 heures après le vote, en cas de victoire du oui. Pour Gérard Onesta, si les autorités catalanes déclarent leur indépendance, elles doivent aller plus loin :

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