L'un des premiers à avoir rejoint Emmanuel Macron en avril 2016, désormais secrétaire général d'"En marche", est l'invité d'Alexandra Bensaid.

Le député et porte-parole Richard Ferrand lors d'un meeting d'Emmanuel Macron au théâtre Bobino.
Le député et porte-parole Richard Ferrand lors d'un meeting d'Emmanuel Macron au théâtre Bobino. © Maxppp / Nicolas Kovarik/IP3

Il fait parti de la garde rapprochée du candidat et l'un des 1er à avoir rejoint Emmanuel Macron en avril 2016, le secrétaire général d'"En marche" est l'invité d'Alexandra Bensaid. Réagissant à la poignée de main donnée par le candidat En Marche à Christian Estrosi samedi, Richard Ferrand n'y voit rien d'autre "qu'un salut républicain que notre candidat a donné au président de la région PACA".

Y a-t-il, selon lui, un "vote caché" d'électeurs que les sondages ne voient pas et qui sont plutôt prêts à voter à droite ? C'est une hypothèse qui ne l'intéresse pas, dit-il : "Je ne crois qu'au vote réel, le vote caché fait partie de ces fantômes... On a déjà des sondages illisibles et improbables, si en plus on imagine qu'il faut en avoir une lecture subliminale, cela devient très compliqué".

"Le rôle d'humoriste va assez mal à Fillon"

Face aux attaques récurrentes de François Fillon qui a parlé ce week-end "d'Emmanuel Hollande", Richard Ferrand déplore "qu'à défaut d'avoir retrouvé une crédibilité et d'avoir des arguments, il essaie de caricaturer les autres, mais assez poussivement (...) C'est surtout un point faible de M. Fillon que de s'essayer à un rôle d'humoriste qui lui va assez mal", explique-t-il.

Pourtant, cette image d'un candidat qui assurerait une continuité avec le mandat précédent n'est-elle pas justifiée ? "C'est une alternance franche que nous voulons, une rupture". Libérale, cette rupture ? "A mes yeux, ce n'est pas libéral. C'est un programme qui veut à la fois libérer plus et protéger mieux, on a une société qui fabrique moins de richesse et en même temps un modèle social qui produit des millions de chômeurs et de personnes pauvres. Il faut radicalement changer un certain nombre de choses".

"Mais si, nous aurons une majorité !"

Emmanuel Macron ne croit-il pas aux syndicats ? "Ce n'est pas quelque chose que nous ressentons ainsi. "Quand nous disons qu'il faut décentraliser les négociations dans les entreprises et les branches, c'est que nous pensions que les organisations syndicales sont à leur bonne place", dit Richard Ferrand, même s'il reconnait que le paritarisme n'est pas toujours adapté selon En Marche : "Sur l'Unedic par exemple, il y a 30 milliards de dettes, l'Etat en est garant, et il est géré par d'autres".

L'une des autres grandes questions, c'est celle de la majorité qu'aurait un potentiel président Macron. "Il faut sauter les haies les unes après les autres : on nous a dit qu'on n'avait pas de soutien, puis pas d'argent, puis pas de programme... Maintenant on nous dit qu'il n'y aura pas de majorité : mais si, il y en aura une !", dit Richard Ferrand.

"Emmanuel Macron ne sera pas l'élu d'un clan, il sera l'élu de la France", dit le secrétaire général de son mouvement. "Nos candidats sont déjà connus sur le territoire et identifiés comme ceux qui ont fait vivre le programme d'Emmanuel Macron". Et parmi ces candidats, "beaucoup d'élus mais aussi beaucoup de citoyens", se félicite Richard Ferrand, qui évoque un "formidable réveil citoyen" mais n'exclut pas de recourir au 49.3 si les projets n'obtiennent pas de majorité.

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