Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre d'État, ministre de l'Intérieur, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Après une entrevue avec le gouvernement, le président de l'exécutif corse, Gilles Simeoni, a déploré une situation de blocage. Pourtant Jacqueline Gourault l'affirme : "Il n'y a pas de crise corse. Nous avons eu une discussion courtoise, républicaine pendant deux heures."

Gilles Simeoni dit qu'il faut des signes. Le fait d'inscrire la Corse dans la constitution est un signe politique réel.

Mais Gilles Simeoni n'est pas satisfait de la manière dont cela s'est fait, il réclame un principe général et pas une habilitation au cas par cas, comme le prévoit le texte sur lequel travaille le gouvernement : 

"Il y a l'inscription de la collectivité de la Corse, sanctuarisé pour la première fois dans la Constitution et ça n'est pas rien, explique Jacqueline Gourault. On reconnaît les spécificités sociales, économiques et géographiques de la Corse, qui permettront aux législateurs d'adapter les lois et règlements pour la Corse(...) Et c'est là qu'il reste du travail à faire. On a proposé à Gilles Simeoni de travailler sur la manière dont il pourrait adapter les lois et règlements. Il n'y a pas de décision prise."

Jean-Guy Talamoni a quitté les discussions mais, selon Jacqueline Gourault, "Gilles Simeoni n'a pas claqué la porte (...) Il y a eu des avancées".

Nous aidons la corse sur le plan financier, C'est un échange permanent que l'on doit avoir avec les Corses. On ne peut pas demander que la France finance des choses sans discuter.

"Il y a eu récemment des prisonniers politiques rapprochés en Corse", dit Jacqueline Gourault, mais "on n'a pas non plus à fanfaronner sur les toits quand des prisonniers rentrent sur le territoire corse, comme trois récemment (...)".

"La Corse est un territoire français comme d'autres territoires français, ce n'est pas un État, c'est une région." Annoncer l'accueil des migrants est "généreux, mais cela doit se concevoir dans le cadre de la République. La Corse n'est pas en capacité de le faire (...). La Corse, comme la Bretagne, n'échappe pas à l'État de droit républicain".

Avec Gilles Simeoni, la ministre estime avoir eu une "discussion (...) franche et plutôt sympathique, et nous pouvons continuer à discuter ensemble".

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Jacqueline Gourault © AFP / Ludovic Marin
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