Amélie de Montchalin, secrétaire d’État aux Affaires Européennes, est l'invitée de Léa Salamé.

La secrétaire d'État revient d'abord sur la nomination de l'exécutif européen, effective depuis hier. "Un certain nombre de leaders ont trouvé que le Conseil européen,  c'était le bon endroit pour régler leurs divisions internes, leurs  problèmes nationaux et leurs problèmes d'ego."

Il a fallu 24h "très pénibles" pour aboutir à cette nomination. "Il y a ensuite eu un deuxième temps où, sans relâche avec le président, on a été voir tout le monde... On a travaillé sur 15 ou 20 scénarios. On n'est pas arrivés braqués, en se disant que c'était une bataille de drapeaux."

Pour elle l'objectif a été atteint, à savoir qu'un mois après les élections, "il fallait que les Européens aient une équipe à la tête de l'Europe qui puisse porter des résultats". "Ce qui compte c'est le projet : il y a semaine, [les élus européens] se sont mis d'accord pour mettre le climat en première priorité, pour porter un projet d'Europe sociale, pour créer une défense européenne... Ce sont les urgences sur lesquelles les Européens nous ont demandé de travailler."

Parmi les premiers projets polémiques, la signature d'un accord avec le Mercosur, accusé d'être contre-productif d'un point de vue écologique, le Brésil de Jair Bolsonaro s'asseyant allègrement sur les accord de Paris sur le climat. "Il faut qu'on aille dans le détail, qu'on s'assure que les normes qu'on demande au Brésil, à l'Argentine et aux autres pays d'Amérique du Sud de respecter seront bien respectées. On n'en est au début d'un processus démocratique."

Sur l'autre traité à ratifier, le CETA (accord commercial avec le Canada), Amélie de Montchalin dit souhaiter que cette ratification se fasse. "Économiquement, c'est pas du tout un raz-de-marée, c'est plutôt un excédent commercial français vis-à-vis du Canada qui va augmenter." Quant aux critiques sur le fait que le Canada est un mauvais élève en termes d'écologie, la secrétaire d'État réplique : "Si l'écologie ça veut dire le nationalisme, le protectionnisme, le repli sur soi, je ne suis pas sûre qu'on soit d'accord".

  • Légende du visuel principal: Amélie de Montchalin © AFP / ludovic MARIN / AFP
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