Au lendemain de la démission de Laurent Wauquiez de la présidence du parti Les Républicains, le maire LR de Reims Arnaud Robinet est l'invité de Léa Salamé.

Dimanche, Laurent Wauquiez a démissionné de la présidence du parti Les Républicains après l'échec aux élections européennes. Plus tôt dans la journée, dans le Journal du dimanche, le ministre Sébastien Lecornu, venu des rangs de ce parti, appelait les élus LR à rejoindre la majorité. Pour le maire de Reims Arnaud Robinet, "l'interview de l'appel de Sébastien Lecornu ont été faits avant l'annonce de Laurent Wauquiez, et celle-ci peut rebattre les cartes : la ligne politique ne correspondait pas à un grand nombre d'élus locaux". Pour lui, cet appel à rejoindre La République En Marche "prend un coup dans l'aile".

Le maire de Reims se dit soulagé de la démission de Laurent Wauquiez, qui selon lui ne représentait pas "l'ensemble de la famille de la droite et du centre". "Au-delà de l'homme, c'était aussi la ligne politique depuis son élection à la tête du parti en 2017 qui ne correspondait pas aux attentes des Français", ajoute-t-il. S'il s'est prononcé en faveur de la liste LR, c'est que selon lui "on y retrouvait l'ADN de l'UMP, derrière François-Xavier Bellamy, il y avait Arnaud Denjean, pas réputé pour venir de la droite conservatrice, et Agnès Evren", proche de Valérie Pécresse. 

Selon Arnaud Robinet, "il y a de la place" aujourd'hui "entre LREM et le Rassemblement national". Il va même plus loin en affirmant que "jouer cette bipolarisation entre les progressistes et les nationalistes, comme le souhaite Emmanuel Macron, c’est extrêmement dangereux pour la France. Quelle sera la seule alternance possible si Emmanuel Macron échoue ? Ce sera l’extrême droite". 

"On peut être un véritable partenaire de la majorité, mais on est des élus libres".

Arnaud Robinet affirme donc qu'il ne quittera pas le parti LR pour La République en Marche, même s'il envisage de jouer un rôle de "partenaire critique" vis-à-vis de la majorité présidentielle. 

Comment recomposer LR ? "Ce n’est pas en réunissant des bureaux exceptionnels à Paris rue de Vaugirard que l’on va pouvoir définir une ligne politique. Faisons appel aux élus locaux, à de nouvelles énergies, à de nouveaux visages", affirme l'élu. Quitte à se voir candidat ? Selon lui, ce n'est pas le moment : "Ce qui est important c'est la ligne politique". Il invite notamment à cesser de ne parler que d'immigration et d'aborder notamment l'écologie. 

  • Légende du visuel principal: FRANCOIS NASCIMBENI © AFP / FRANCOIS NASCIMBENI
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