David Dufresne, journaliste, est l'invité de Léa Salamé à 7h50 pour la sortie de son livre "Dernière sommation" chez Grasset.

Le journaliste indépendant a lancé sur son compte twitter un suivi des violences policières depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", intitulé "Allo Place Beauvau". Pour revenir sur le sujet, il a choisi la fiction. Quand Léa Salamé lui parle de crise des "gilets jaunes", il choisit quant à lui de parler de "mouvement". 

Il évoque ces manifestations et la violence policière qui les accompagne. Selon lui, cette violence est sidérante. "Elle va choquer l'ONU". Pour le journaliste, l'anti-terrorisme est devenu l'alpha et l’oméga du pénal, c'est à dire que c'est rentré dans le droit commun". 

Il évoque les violences des manifestants aussi mais pour lui, elles doivent être analysées comme une grande colère, une colère profonde, un acte qu'on ne doit pas dépolitiser. 

L'auteur revendique son utilisation du fantasme autour des gilets jaunes, "Le roman national ne s'écrit pas que par Eric Zemmour et Jean-Marie Le Pen" dit-il. 

Ce mouvement lui est tombé dessus, explique-t-il. "24 personnes ont perdu un œil, 6 une main, pour avoir manifesté". Il rappelle que ces personnes blessées n'ont par ailleurs pas été poursuivies pour la moindre dégradation.

David Dufresne explique comprendre que les policiers soient en colère et souffrent, "la question c'est : est-ce que les manifestants ont à subir leur fatigue ?".

  • Légende du visuel principal: David Dufresne le 18 mars 2019 au micro de Sonia Devillers © Radio France /
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