Barbara Coué, infirmière de nuit à l’hôpital Lariboisière de Paris, est la coordinatrice du collectif InterUrgences, créé en mars 2019. Ce mouvement dénonce les conditions de travail des paramédicaux dans les services d'urgences, et organise les grèves en cours dans les urgences françaises.

Urgences de l'hôpital de Lariboisière à Paris
Urgences de l'hôpital de Lariboisière à Paris © AFP / IMAGE POINT FR

213 services d'urgences sur environ 680 sont aujourd’hui en grève en France.  De nombreux facteurs ont engendré ce mouvement de grande ampleur : la hausse du nombre de patients qui fréquentent les urgences, le contexte de restrictions budgétaires, le manque d'effectifs...

La ministre de la santé Agnès Buzyn a tenté de désamorcer le processus mi-juin : le gouvernement a libéré 70 millions d'euros à destination des services d'urgences, mais ces mesures sont jugées insuffisantes.

Le mouvement a fait circuler une pétition en ligne depuis début juin, qui a recueilli près de 105 000 signatures. Elle résume le mécontentement des grévistes, et affiche les trois revendications principales d'InterUrgences : 10 000 emplois supplémentaires dans les services d'urgences, une revalorisation salariale à hauteur de 300 euros par mois, et la fin des hospitalisations de patients dans des brancards par manque de lits.

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