Jean-François Barnaba, "gilet jaune" de l'Indre, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Ils ont refusé de rencontrer Edouard Philippe, mais les "gilets jaunes" cherchent à s'organiser. Jean-François Barnaba, militant du mouvement spontané de l'Indre, a précisé ce matin au micro de Léa Salamé pourquoi tous les "gilets jaunes" ont décliné l'invitation de Matignon.

Jean-François Barnaba, qui revient sur les quatre axes principaux des revendications, a dit sa colère face à la réponse actuelle du gouvernement, qui dit ne pas "comprendre" les demandes des "gilets jaunes", parce que le mouvement spontané n'est pas structuré. Pour lui, "un moratoire" sur la taxe carbone ne suffit pas, ce qu'il réclame, comme d'autres, c'est une réelle baisse des taxes. Interrogé sur la légitimité du mouvement alors qu'Emmanuel Macron bénéficie de la légitimité des urnes, Jean-François Barnaba précise aussi qu'il pense que le Président a été élu sur l'idée que l'économie allait "rebondir" en France et par conséquent rebondir sur la situation personnelle des Français. Les résultats n'étant pas au rendez-vous, ce sont donc aussi des électeurs En marche ! qui ont revêtu le symbole de la contestation.

Jean-François Barnaba qui souhaite rétablir l'image d'un collectif que l'on considère divisé. Le "gilet jaune" affirme que les militants travaillent à ce jour à organiser un vote électronique pour désigner des représentants locaux, sur la base de professions de foi et non plus seulement sur les propos qui peuvent émerger de certains dans des lives vidéo sur les réseaux sociaux.

Pour poursuivre la structuration du mouvement, Jean-François Barnaba explique qu'il travaille à proposer une liste de candidats issus des "gilets jaunes" pour les Européennes, prochaine échéance électorale prévue fin mai.

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Le "gilet jaune" Jean-François Barnaba au micro de Léa Salamé © Radio France / France Inter
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