Hugo Marchand, danseur étoile de l'Opéra de Paris, est l'invité de Léa Salamé. Il est l'auteur de "Danser" aux éditions Arthaud.

Pourquoi avoir choisi la danse, très jeune, comme vocation ? "C’était comme un appel intérieur : je crois qu’on est tous nés avec une forme de bourgeon en soi, qui éclot ou non", explique Hugo Marchand. "Pour moi, ça a été la danse, et ça a éclos très tôt. Ça a été parfois un peu douloureux. Certaines fois, on aimerait ne pas avoir eu cette rencontre qui est un amour passionnel, mais c’est le plus grand moteur de ma vie."

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"La passion, ça construit et ça détruit un peu. Le parcours de danseur est un parcours très compétitif, avec beaucoup d’introspection, de remises en question, et il y a des jours où l’on est un peu désabusé."

Il a découvert un monde où il faut à tout prix gravir les échelons. "Dans un premier temps, quand on intègre la compagnie, on rentre dans un système qui est extrêmement hiérarchisé. Plus on accède à des grades intéressants, plus on va avoir accès à des rôles intéressants, et artistiquement pouvoir s’épanouir. J’ai eu la chance d’être danseur étoile à 23 ans, et maintenant j’ai cette recherche personnelle de grandir en tant qu’artiste, à travers les rôles, les chorégraphes, les rencontres avec les partenaires. C’est formidable de ne plus avoir la pression de la compétition !"

"On est très vite mis à rude épreuve"

"Ce qui est difficile, c’est qu’on se retrouve dans un monde d’adultes à un âge où l’on n’est pas prêt pour ça", regrette le danseur. "Un monde de l’entreprise, avec des critiques, des remises en question, à un âge, l'adolescence, où l’on a beaucoup de questionnements sur qui on est et qui l’on veut être. On est très vite mis à rude épreuve."

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"J’ai un côté très perfectionniste et c’était déjà le cas à 9 ans. Ne pas réussir à faire les figures, à interpréter la technique comme je le souhaitais, c’était déjà une très grande frustration. Mais ça a été un très grand moteur pour moi de ne pas accepter d'être imparfait : ça me pousse toujours plus loin mais ça me fait un peu souffrir aussi."

Il raconte aussi des débuts difficiles, où l'on est contraint à regarder les autres : "La première année, dans la compagnie, on s’ennuie beaucoup : quand je parle de cul en coulisses, c’est le cul posé par terre. Avant de rêver à être danseur étoile, on passe des heures assis par terre à regarder les autres, c’est assez frustrant."

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"Les gens sont d'une violence folle" sur les réseaux sociaux

Hugo Marchand est encore très actif sur Instagram, mais a quitté Twitter et Facebook. "Les gens y sont d’une violence folle, et la voix de tout le monde est au même niveau : un grand spécialiste de la danse va avoir le même poids que monsieur tout-le-monde, qui a vu un spectacle et n’est pas content parce qu’il a payé sa place trop cher. J’ai quitté tout ça, je préférais m’en protéger."

Comment vit-il cette année particulière en période d'épidémie ? "C’est une année difficile, qui pousse au travail personnel, toujours dans l’introspection. À l’Opéra de Paris, on répète tous les jours, on a des programmes chargés, on doit rester en forme, parce que c’est notre responsabilité de pouvoir rouvrir le jour où le gouvernement nous le dira. On est prêts, on est là, on attend juste un feu vert."

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  • Légende du visuel principal: Hugo Marchand © AFP / JOEL SAGET
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