Ziad Majed et Delphine Minoui sont les invités de Léa Salamé à 7h50.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a sommé lundi l'Europe de "prendre sa part du fardeau" dans l'accueil de migrants et des réfugiés de Syrie après leur avoir ouvert les portes vers le Vieux continent dans une tentative d'obtenir davantage de soutien occidental en Syrie. 

Plusieurs milliers de migrants et de réfugiés sont massés le long des 212 km de la frontière terrestre gréco-turque qui borde le fleuve Evros (nommé Meritsa côté turc) dans l'attente de pouvoir passer en Grèce. Une augmentation des arrivées est également enregistrée par la mer dans les îles de l'Egée, en face de la Turquie.

La stratégie turque

Ziad Majed est chercheur et politiste franco-libanais, professeur à l'Université américaine de Paris. Delphine Minoui est journaliste et autrice. Pour Ziad Majed, le président Erdogan "essaie de s’imposer comme acteur majeur dans le conflit syrien". 

Pour Ziad Majed, "Erdogan essaie de d’exercer une pression sur l’Europe, mais le problème va au-delà. Cela fait 9 ans que le conflit syrien dure, on n’a rien fait, on a laissé une situation pourrir". 

En Syrie, "une crise humanitaire sans précédent"

Avec plus d'un million de réfugiés massés depuis décembre à la frontière turque en raison de l'offensive dans la province d'Idlib, l'Onu redoute une crise humanitaire sans précédent au terme de neuf années de conflit.  Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l'Onu, a souligné devant la presse à quel point les secours étaient débordés et le manque notamment d'argent.  Kelly Craft, l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies, a annoncé une aide supplémentaire de 180 millions de dollars pour faire face à la crise humanitaire à Idlib.

  • Légende du visuel principal: Balyun, nord de la Syrie , 2 mars 2020 © AFP / Omar HAJ KADOUR / AFP
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