Roger Cohen, éditorialiste au New York Times, Gérard Araud, ambassadeur de France aux États-Unis (2014-2019), Randy Yaloz, avocat républicain, sont les invités de l'entretien de 7h50.

Des supporters de Donald Trump devant le siège du Parti républicain à Newport Beach
Des supporters de Donald Trump devant le siège du Parti républicain à Newport Beach © Getty / (Allen J. Schaben / Los Angeles Times

"J’avais prévu que ce serait une situation chaotique, avec des complications légales, et des risques de violences", assure Roger Cohen. "Il est très improbable que nous ayons un résultat clair aujourd’hui ou même demain. L’idée qu’il y aurait une victoire écrasante, je n’y ai jamais trop cru. Le message nationaliste, parfois raciste, de Donald Trump, continue à résonner surtout chez les Américains de la classe ouvrière. Joe Biden n’a jamais été un candidat fort, il a souvent été invisible."

"On ne sait pas encore qui va gagner, cette élection reste ouverte jusqu’à ce que l’un des deux reconnaisse que l’autre a gagné."

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Pour Gérard Araud, "cette indécision va durer des jours, voire des semaines". "Nous sommes entrés dans le scénario des contentieux, des comptages et des recomptages. Je suis quand même surpris des erreurs commises par les sondeurs. Tous les instituts de sondage disaient avoir appris des erreurs de 2016, et tous donnaient une avance de 5 à 7 points pour Biden."

"Le trumpisme reste un phénomène politique qui nous échappe, qui est là et qui va rester avec ou sans Trump."

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Une réconciliation impossible ?

Randy Yaloz, lui, prévoit "une victoire pour notre cher candidat M. Trump". Il ajoute : "Je suis un peu choqué qu’on traite ses électeurs de racistes. On doit, nous, responsables, intervenants dans les médias, avoir un discours de réconciliation, de sérénité face à notre peuple."

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"Mais qui veut la réconciliation, quand pendant toute la présidence Trump, il a gouverné en divisant ?", lui répond Roger Cohen. "Il vient de dire sur Twitter que l’autre camp essayait de voler l’élection ! Je ne vois aucun signe de réconciliation de la part de Donald Trump."

Pour Gérard Araud, "c’est un combat, très clairement, contre les élites".

"Nous sommes dans un phénomène profond que tout le monde connaît : c’est la même chose en Grande-Bretagne ou en France."

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"Le problème du discours des démocrates", ajoute-t-il, "c’est qu’ils disent aux Noirs américains : vous votez pour moi parce que vous êtes noirs. Et le discours de Trump n’est pas celui-là. On peut considérer qu’il nie le problème de la communauté noire, avec un côté raciste, dans le sens où il ne veut pas voir les discriminations, mais il offre aussi aux Noirs une autre voie, sur le thème : les Noirs américains n’ont jamais été dans une meilleure situation économique. Il n’y a pas de discours national démocrate. Quand Donald Trump dit “Make America Great Again”, c’est un discours primitif mais un discours national, qui s’adresse à tous les américains."

Les invités
  • Roger CohenEditorialiste du New York Times et du Herald Tribune
  • Gérard AraudAncien ambassadeur de France aux Etats-Unis
  • Randy YalozAvocat aux barreaux de Paris et New York, président des Républicans Overseas France
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