Benjamin Stora, spécialiste de l'Algérie, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Au cours de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron, de passage à Alger, avait qualifié la colonisation de "crime contre l'humanité". À l'occasion de la visite du président de la République en Algérie ce mercredi, Léa Salamé reçoit Benjamin Stora pour évoquer la relation franco-algérienne et les enjeux mémoriels hérités de la colonisation. 

L'historien confirme tout d'abord l'héritage très lourd qui lie la France et l'Algérie et estime qu'Emmanuel Macron possède un avantage sur ses prédécesseurs ; celui de ne pas posséder de lien direct avec ce passé douloureux.

Plus jeune, le Président est né après la guerre d'Algérie et incarne une nouvelle vision du colonialisme. Une vision où la question de trancher ou non de la culpabilité des colonisateurs n'est plus un sujet.

Cette position plus claire peut faciliter les relations entre les deux pays. Mais pour autant, les paroles du candidat Macron et du président Macron risquent de différer. Tout dépendra, finalement, des relations que les deux nations souhaitent nouer.

Benjamin Stora, qui sera probablement du voyage, a également réagi sur les rumeurs d'un cinquième mandat pour le président algérien Abdelaziz Bouteflika, alors que son état de santé inquiète la population et suscite la colère de l'opposition. L'historien rappelle que le pays est fait "de rumeurs" et invite à ne pas conjecturer trop vite sur l'avenir politique de l'Algérie.

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