La députée de la Somme Barbara Pompili est l'invitée de Léa Salamé à 7h50

Barbara Pompili
Barbara Pompili © AFP / GERARD JULIEN / AFP

Une commission d'enquête parlementaire a préconisé jeudi 33 mesures pour rendre les centrales nucléaires plus sûres face aux risques d'accident et de terrorisme. Une publication qui tombe alors que la France s'interroge sur son avenir énergétique.

Renforcer le rôle de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), contrôler la sous-traitance dans le secteur, envisager d'autres modes de stockage des déchets, mettre plus de gendarmes dans les centrales ou encore publier un programme prévisionnel des réacteurs à démanteler... Les députés se sont attaqués à de nombreux sujets, parfois techniques.

La commission avait été lancée début février pour faire le point sur les enjeux de sûreté (éviter les accidents) et de sécurité (contre les actes de malveillance) dans un pays qui compte de 19 installations nucléaires, et l'usine de retraitement de La Hague. Présidée par Paul Christophe (UDI-Agir) et ayant pour rapporteur Barbara Pompili (LREM), ancienne secrétaire d'Etat à la biodiversité, elle avait enchaîné les auditions et les visites de sites pendant cinq mois, jusqu'au Japon.

Le rapport se penche sur la question de la sous-traitance, devenue monnaie courante dans l'industrie nucléaire. Il recommande de "favoriser la réintégration des compétences au sein des entreprises exploitantes afin de contenir le niveau de sous-traitance et de ce fait de mieux maîtriser la conduite des sites".

Les députés préconisent la création d'une délégation parlementaire au nucléaire civil, dont les membres pourraient avoir accès aux informations classifiées nécessaires, à l'image de ce qui se fait déjà dans le domaine du renseignement. Les membres de la commission d'enquête se plaignent d'ailleurs de s'être heurtés au secret défense, invoqué par les pouvoirs publics comme par EDF, notamment sur la question de la résistance à une attaque des piscines où sont entreposés les combustibles irradiés.

Sommes-nous protégés en cas d'attaque terroriste ? 

Aujourd’hui, je ne peux pas répondre de manière catégorique.

La France, qui veut réduire sa dépendance à l'atome, est en effet en pleine élaboration de sa feuille de route énergétique au travers des PPE pour les années 2019-2023 et 2024-2028. Et la question du nucléaire – et des fermetures de réacteurs – est sans aucun doute la plus épineuse du débat. Seule la fermeture de la centrale de Fessenheim a été pour l'instant décidée. Elle semble être en balance avec l'ouverture de l'EPR de Flamanville.

Pour Barbara Pompili, il faut se préparer à la fermeture de centrales, et à Fessenheim, elle est sans cesse repoussée. 

L’EPR n’est pas prêt et, à Fessenheim, il faut pouvoir se projeter dans l'avenir.

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