Après "La Face karchée de Sarkozy" voici "La Face crashée de Marine Le Pen" : l’avocat Richard Malka s’attaque dans sa nouvelle BD à la présidente du Front National.

L'avocat Richard Malka
L'avocat Richard Malka © Maxppp / GAEL DUPRET

Après le décès du journaliste Philippe Cohen, qui avait participé au premier album, le trio s'est reformé toujours avec Riss (directeur de Charlie Hebdo) pour les dessins, Richard Malka (avocat proche de l'hebdomadaire), pour le scénario, et Saïd Mahrane (grand reporter au Point) pour l'enquête.

L'ouvrage raconte "une journée particulière" pour la présidente du Front national: le 7 mai 2017, soir du second tour. Pour l'éditeur Grasset, ce livre comporte "un soupçon de perfidie, une légère malice, une pincée d'irrévérence, un constant souci de vérité".

Il est tiré à 130.000 exemplaires. "La Face karchée de Sarkozy" s'était vendu à 230.000 exemplaires, toujours selon Grasset.

Pour Richard Malka, c'est 1 nécessité démocratique de bien connaître Marine Le Pen. Elle n'était pas destinée à faire de la politique. Elle l'a fait pour réhabiliter son père, et finalement elle a dû le "tuer". Elle a ses gardes du corps Village People, mais elle est complètement marketée. Elle est sous l’influence de Florian Philippot et le FN est le parti des contradictions .

C'est aujourd'hui que se joue la quatrième manche du procès Le Pen contre Le Pen. Après trois victoires judiciaires l'an dernier face au Front national dirigé par sa fille, qui l'avait suspendu, Jean-Marie Le Pen, banni depuis du parti d'extrême droite, revient au tribunal pour tenter de faire annuler son exclusion. Le cofondateur du Front national, 88 ans, sera présent à l'audience du tribunal de grande instance de Nanterre, qui débutera à 14H00.

Jean-Marie Le Pen avait été suspendu du FN en mai 2015, puis exclu le 20 août de la même année par le bureau exécutif, instance suprême du parti, après une série de provocations guère nouvelles sur le fond à propos de la Shoah et du maréchal Pétain, jugées pénalisantes pour la stratégie de "dédiabolisation" menée par sa fille.

A trois reprises, l'été dernier, la justice lui avait donné raison face au parti qu'il a longtemps incarné. D'abord en annulant sa suspension puis, à deux reprises, en suspendant le congrès par correspondance censé supprimer son statut de président d'honneur.

Pour ce quatrième round judiciaire, Jean-Marie Le Pen demande au tribunal d'annuler son exclusion, "entachée d'irrégularités de forme et de fond" et ainsi d'ordonner sa "réintégration parmi les membres" du parti, selon l'assignation consultée par l'AFP.

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