Amélie de Montchalin, députée LREM de l'Essonne, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

La réforme de l'ISF ne fait pas l'unanimité. Les députés LREM vont présenter des amendements pour rééquilibrer le texte. Amélie de Montchalin est la "Whip" : chef de file de la commission des finances de 38 députes LREM, référent du parti pour le budget 2018 : "Le cap est clair (...) ce sont des choix pour les Français".

Sur la réforme de l'ISF

"On alourdit le droit de port pour des propriétaires [de yatchs, NDLR) mais surtout pour des gens qui visitent la France et qui sont pourtant Français, sous pavillon Malte ou Chypriote". Ces taxes doivent rapporter de l'argent à l'état "de l'ordre de 10 millions".

"Ces 10 millions valent le fait qu'aujourd'hui tout l'argent qu'on libère est fléché vers les entreprises et les PME(...) Dans une agenc bancaire aujourd'hui, on vous propose un PEL, un livret A, une assurance-vie. Demain on vous proposera un produit qui vous permet de votre épargne dans le capital d'une PME, et là on aura changé les choses".

Je n'ai pas de problème avec [ le fait que ] les gens aient plus de patrimoine si ce patrimoine est investi dans l'économie, qu'il permet aux entreprises de grandir, d'embaucher (...) C'est pas un problème d'argent, mais d'investissement

Sur les allocations

"Je suis favorable à ce qu'on remette tout sur la table. Vous savez qu'à la CAF aujourd'hui, il y a 23 allocations pour les familles ?", explique Amélie de Montchalin, laissant entendre qu'il pourrait y avoir moins d'allocations sociales pour les plus riches.Sur la prime d'activités, la députée LREM affirme : "Notre objectif, c'est qu'il y a ait de larges incitations pour les Français à aller travailler, qu'on augmente cette prime d'activité à + 80 euros par mois en 2022, qu'on la concentre dans le temps vers les plus bas salaires, notamment sur les personnes qui sont à temps partiel".

Sur les dérapages verbaux du président Macron

Concernant la polémique qui a suivi les propos tenus par Emmanuel Macron lors d'une visite de site industriel en Corrèze, la députée explique : "Je ne peux pas parler de sa philosophie, mais je peux parler de notre posture. Nous sommes des gens lucides, il y a effectivement des gens à GM & S qui vont perdre leur emploi. Ce qu'on veut, c'est savoir où est-ce qu'ils vont travailler, où sont les solutions. Ce que voulait dire Emmanuel Macron, c'est savoir pourquoi à 50 km de GM & S il y a des emplois, et une entreprise qui ne trouve pas de personnel(...)".

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Amélie de Montchalin © Maxppp / Vincent Isore
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