Emmanuel Carrère, écrivain, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Emmanuel Carrère préface un ouvrage étonnant. Il s'agit de "82 rêves, pendant la guerre de 1939 - 1945", d'Emil Szittya écrit dans une langue magnifique, un roman de guerre qui ne ressemble à aucun autre.

Ces textes ont été trouvés par hasard, et Emmanuel Carrère estime qu'"on y reconnaît le ton d’un véritable écrivain. »

Emil Szittya a cherché à savoir sous quelle forme la guerre s’insinuait dans le sommeil des gens. Il a noté ce qu’on lui racontait aussi fidèlement que possible, en comptant sur l’éloquence de la transcription brute. Le résultat est saisissant, à la fois d’une grande unité de style et d’une grande variété de tonalités et d’affects. Il n’y a pas d’interprétation, mais chaque rêve est précédé par une brève présentation du rêveur.

Emmanuel Carrère dresse le portrait de cet écrivain artiste inconnu, Emil Szittya, un "second couteau des avant-gardes". 

Ecrivain en manque d'inspiration sur Emmanuel Macron mais pas sur les "gilets jaunes"

Interrogé sur Emmanuel Macron, Carrère a séché, il n'a su vraiment que dire. En revanche sur la crise des "gilets jaunes" il signale qu'il est en train d'adapter le livre de Florence Aubenas, "Le quai de Ouistreham", qui est une fresque de "cette France à quelques euros prêts", qui est sur le devant de  la scène aujourd'hui. 

Emmanuel Carrère se dit beaucoup plus intéressé par ce qui se passe dans la rue, et par la France que décrit par exemple Florence Aubenas dans son livre, Le Quai de Ouistreham.

  • Légende du visuel principal: Emmanuel Carrère © AFP / Joel Saget
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