Actuellement en représentation au théâtre des Bouffes Parisiens pour son spectacle Des écrivains parlent d'argent, Fabrice Luchini revient sur la disparition de Jean d'Ormesson et de Johnny Hallyday.

Fabrice Luchini
Fabrice Luchini © Radio France / Anne Audigier

"Un homme comme Jean D'ormesson disparaît, il incarnait pour les Français quelque chose de ludique, un regard bleu, il est parti en réussissant sa mort comme il a réussi sa vie. Il a été du côté de la jouissance."

"Pour moi, la mort de Johnny n'est pas réelle. La première chose, c'est la simplicité, il anéantissait tout arrogance de classe. Le génie de Johnny c'était d'être resté intact."

Méprisé par l'élite intellectuelle

"Pendant longtemps, il a été méprisé par l'élite intellectuelle jusqu'à son rôle dans un film de Godard. "

"Il sait organiquement ceux qu'ils l'aiment et ceux qui ne l'aiment pas".  "C'est un métaphysicien. Il connaissait l'angoisse." Pendant le tournage du film qu'ils ont tourné ensemble, "Jean-Philippe", "On a parlé des heures, des heures entières".

"Johnny, c'est le fantasme rêvé que les Français reconnaissaient en lui l'un de leurs semblables, le public reconnaît les siens et donne son amour à quelqu'un qui ne fabrique pas trop. La simplicité de Johnny était immense. "

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Archive sonore : Fabrice Luchini raconte une journée de tournage avec Johnny Hallyday

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