Alors que le procès du cardinal Barbarin pour non dénonciation d'abus sexuels s'ouvre ce lundi à Lyon, le Père Pierre Vignon, qui réclamait sa démission, est l'invité de Léa Salamé. Il est l'auteur de "Plus jamais ça" aux éditions de l'Observatoire (livre co-écrit avec François Jourdain).

Le Père Pierre Vignon
Le Père Pierre Vignon © AFP / JEAN-PIERRE CLATOT

En août dernier, le Père Vignon avait lancé une pétition réclamant la démission du Cardinal Barbarin. Aujourd'hui il publie un livre "Plus jamais ça" aux éditions de l'Observatoire (avec François Jourdain).

"Enfin un grand débat non truqué" explique le Père Vignon, qui précise que "ce n'est pas la personne du cardinal Barbarin, mais (...) pour l'ensemble de la hiérarchie catholique, il faut qu'il y ait un avant et un après" :

"Le pardon n'est pas une chose automatique", estime l'homme d'église, "il y a un travail, un chemin, en tenant compte de la justice et de la vérité."   

La bonne marche de la société est fondée du deux interdits psychiques : l'interdit du meurtre et l'interdit de l'inceste 

Après que ses déclarations, et notamment la pétition lancée pour la démission du cardinal Barbarin, lui ont coûté son poste : "Je leur avais dit : 'je ne suis pas un adversaire, mais vous allez relancer la machine'"

"Ces gens-là confondent l'église avec un organisme pyramidal. Le Pape François essaie de changer les choses   (...) En Allemagne, ou les prêtres sont payés , [les pédophiles] étaient encore plus protégés par le système.   C'est très important que les affaires se traitent avec les victimes, pas sur leur dos ": 

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