"Me vacciner avec des produits que je ne connais pas, dont je n’ai des informations que par les communiqués de presse des laboratoires, c’est leur faire une confiance aveugle et absolue", estime le professeur Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

"La stratégie vaccinale est juste et cohérente. Il fallait commencer par les personnes à risques de formes graves, les plus âgées. Il n’y a pas de vaccin pour tout le monde, il faut des priorités", estime Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, qui estime qu'il se fera vacciner car les vaccins sont "pour un spécialiste des maladies infectieuses le plus grand progrès de la médecins"

Mais concernant "les vaccins à base de matériel génétique", l'ARN messager, le médecin juge que l'on "manque de recul" et regrette que l'on n'ait "toujours pas les publications scientifiques". "Les dossiers sont aux agences américaines et européennes du médicament, on n’y a pas accès. Malheureusement, je peux uniquement vous dire que je manque de recul parce que je n’ai pas les informations." 

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Se ferait-il vacciner avec l'un de ces vaccins utilisant du matériel génétique ? "Je ne peux pas vous dire parce que je ne sais pas ce que ça vaut. Je n’ai pas le recul nécessaire, je n’ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins. Donc me vacciner avec des produits que je ne connais pas, dont je n’ai des informations que par les communiqués de presse des laboratoires, c’est leur faire une confiance aveugle et absolue", ajoute-t-il.  

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Déconfinement le 15 décembre ?

Alors que le gouvernement doit annoncer cette semaine sa stratégie définitive pour les fêtes de fin d'année, le professeur Éric Caumes confirme que l'objectif des 5 000 nouvelles contaminations au 15 décembre "ne sera pas atteint" craindre "une troisième vague". "Après, comment elle naîtra, on ne sait pas très bien. Les fêtes de Noël et du Réveillon sont clairement l’occasion de relancer le cycle de contaminations et de perdre ce qui a été acquis ces dernières semaines en termes de limitation du nombre de cas", explique-t-il. 

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En conséquence, "il faut être extrêmement prudent". "Le gouvernement a donné des consignes, mais je ne suis pas sûr qu’elles aient été entendues", explique le médecin qui confie qu'il ne fêtera pas Noël avec ses quatre enfants. "La météo est indirectement responsable, parce qu’elle nous incite à rester chez nous, fenêtres fermées, sans aérer et augmente le risque de contamination à l’intérieur. Mais le fait que ça stagne, s’explique par le fait qu’il y a encore des contaminations en milieu scolaires et dans les familles. L’école entretient l’épidémie, puis les contaminations ont lieu dans les foyers familiaux."

  • Légende du visuel principal: Eric Caumes, le 13 mars dernier dans les studios de France Inter © Radio France /
Les invités
  • Eric CaumesSpécialiste des maladies infectieuses et tropicales à La Pitié-Salpétrière (Paris).
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