La Présidente du 71ème festival de Cannes est l'invitée de Léa Salamé à 7h50.

Cate Blanchett au micro de Léa Salamé, Cannes, mai 2018
Cate Blanchett au micro de Léa Salamé, Cannes, mai 2018 © Radio France / Uthisra Nithi

Pour Cate Blanchett, "Cannes est unique et spectaculaire".

Selon l'actrice australienne : "Il y a beaucoup de risques pour les réalisateurs, jusqu'à la dernière minute c'est presque impossible de savoir qui sera le meilleur".

"Je viens d'une culture, en Australie, où il n'y a pas de hiérarchie, je suis très démocratique. Par exemple en tant qu'actrice, je ne suis pas fan du monologue."

Cannes, après l'affaire Weinstein

"Par rapport à Harvey Weinstein, je pense qu'il est extrêmement important que des changements se fassent, il faut inclure les femmes, chercher la diversité."

"Il faut exposer les scandales, je pense qu'il va y avoir des changements positifs grâce à ce scandale. Beaucoup de femmes de ce jury auraient aimé qu'il y ait plus de femmes en compétition, mais ça ne va pas se faire du jour au lendemain". 

"J'ai dit à Thierry Fremaux : Quelle que soit votre sélection, il faut qu'il y ait un nombre égal de femmes et d'hommes. Il m'a dit que ce serait bien le cas".

"Il faut parler des réalisateurs, peu importe le genre"

"J'ai aussi accepté des rôles où l'on ne m'a pas payé du tout, par exemple j'ai travaillé avec Todd Haynes sur "I'm not there", où chaque acteur a été très peu payé, et a investi l'équivalent son salaire dans le film".

Comme dans n'importe quelle entreprise, c'est important de parler de la rémunération, il faut un salaire égal. L'argent ne me motive pas mais si je suis moins payée qu'un homme sur un tournage, je pose la question.

Allier son travail, son engagement, sa vie de famille? "Non je n'y arrive pas, mais chaque fois on me pose cette même question. C'est ennuyeux, et ça isole les femmes de poser la question : demandez à mon mari !"

Sur la remarque du président français, qui a complimenté le premier ministre australien, sur son épouse,  "delicious" (dont le sens est plus grivois en anglais qu'en français, ce qui a beaucoup fait rire les Australiens): "On a l'impression, notamment à cause d'Internet, que nous partageons la même culture et que toutes nos langues sont identiques. Comme dans le mouvement #MeToo, ça se manifeste de différentes façons selon les cultures. Il faut respecter les nuances, c'est extrêmement important".  

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